ACTUALITÉ
Publié
10 Oct 2026
12 vues
Vaccination : Gavi plaide auprès du Sénat pour une ligne budgétaire conséquente dans la loi de finances 2027
Le responsable Pays de l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation a été reçu le 9 octobre par Pierre Ngolo, dans un contexte marqué par une rupture de stock du BCG et la perspective, à partir de 2030, d'une prise en charge intégrale des financements par le Congo.
Le responsable Pays du département de la mise en œuvre des programmes de l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (Gavi), Martin Morand, a plaidé, le 9 octobre à Brazzaville, auprès du président du Sénat, Pierre Ngolo, pour l'inscription d'une ligne budgétaire « assez conséquente » dans la loi de finances 2027, destinée à l'achat des vaccins. Accompagné des délégués de l'Unicef et du ministère de la Santé et de la Population, il effectue une mission annuelle visant à soutenir les efforts de vaccination et le programme d'achat de vaccins dans le pays.
Maximiser le nombre d'enfants vaccinés
« Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec M. le président du Sénat pour évoquer la vaccination au Congo, les enjeux autour de la vaccination, c'est-à-dire essentiellement comment maximiser le nombre d'enfants qui vont être vaccinés dans ce pays et comment faire en sorte qu'un maximum d'enfants puissent recevoir cette vaccination essentielle », a expliqué Martin Morand à la presse.
Selon lui, dans le fonctionnement de la République du Congo, le Sénat joue un rôle tout particulier en cette période qui précède le vote de la loi de finances 2027. « Nous avons voulu comprendre quels seraient les moyens à mettre en place pour s'assurer que la loi de finances prévoie les financements nécessaires à la vaccination pour 2027, notamment l'achat des vaccins. C'est vraiment une manière pour nous de nous rassurer sur le fait que tous les mécanismes soient mis en place au Congo pour que le budget de l'État inscrive des fonds nécessaires pour l'achat des vaccins », a-t-il conclu.
Rupture de stock du BCG : le pays sous tension
Directeur du programme élargi de vaccination (PEV) au ministère de la Santé, le Pr Jile Florient Mimiesse a rappelé que cette mission intervient alors que le pays éprouve de sérieuses difficultés d'approvisionnement, notamment une rupture du vaccin BCG contre la tuberculose. « Nous sommes en difficultés depuis quelques mois en termes de certains vaccins au PEV, en l'occurrence le vaccin contre la tuberculose, le BCG. Ce vaccin est en rupture depuis quelques mois, le gouvernement est conscient de cette situation. C'est pour cela que nous faisons le plaidoyer au haut niveau pour que cette situation soit résolue », a-t-il indiqué.
Malgré ce constat, le directeur du PEV se veut confiant et rassure la population, en particulier les mamans, sur un approvisionnement imminent des hôpitaux. « Avec ce plaidoyer que nous venons de faire, le pays sera probablement approvisionné en vaccins. Sous peu, les antigènes qui manquaient seront disponibles au ministère de la Santé et distribués dans tous les centres de santé pour que la vaccination contre la tuberculose soit relancée. Avec ce stock que nous aurons, nous allons rattraper les enfants qui n'ont pas été vaccinés », a-t-il promis.
Le Congo face à la transition de 2030
L'Alliance du vaccin est un partenariat public-privé qui contribue à vacciner plus de la moitié des enfants de la planète contre certaines des maladies les plus meurtrières. Bénéficiant de l'appui de ce mécanisme depuis plus de 25 ans, le Congo devra, à partir de 2030, assumer l'intégralité des financements de la vaccination. Au regard de son produit intérieur brut par habitant, le pays ne pourra en effet plus prétendre au soutien de l'alliance. Il doit ainsi se préparer à mobiliser environ 15 milliards de FCFA par an à partir de 2030, contre 2 309 291 200 FCFA de cofinancement actuellement — un sextuplement de l'effort budgétaire qui impose dès maintenant une préparation financière rigoureuse. (DRTV)
Le responsable Pays du département de la mise en œuvre des programmes de l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (Gavi), Martin Morand, a plaidé, le 9 octobre à Brazzaville, auprès du président du Sénat, Pierre Ngolo, pour l'inscription d'une ligne budgétaire « assez conséquente » dans la loi de finances 2027, destinée à l'achat des vaccins. Accompagné des délégués de l'Unicef et du ministère de la Santé et de la Population, il effectue une mission annuelle visant à soutenir les efforts de vaccination et le programme d'achat de vaccins dans le pays.
Maximiser le nombre d'enfants vaccinés
« Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec M. le président du Sénat pour évoquer la vaccination au Congo, les enjeux autour de la vaccination, c'est-à-dire essentiellement comment maximiser le nombre d'enfants qui vont être vaccinés dans ce pays et comment faire en sorte qu'un maximum d'enfants puissent recevoir cette vaccination essentielle », a expliqué Martin Morand à la presse.
Selon lui, dans le fonctionnement de la République du Congo, le Sénat joue un rôle tout particulier en cette période qui précède le vote de la loi de finances 2027. « Nous avons voulu comprendre quels seraient les moyens à mettre en place pour s'assurer que la loi de finances prévoie les financements nécessaires à la vaccination pour 2027, notamment l'achat des vaccins. C'est vraiment une manière pour nous de nous rassurer sur le fait que tous les mécanismes soient mis en place au Congo pour que le budget de l'État inscrive des fonds nécessaires pour l'achat des vaccins », a-t-il conclu.
Rupture de stock du BCG : le pays sous tension
Directeur du programme élargi de vaccination (PEV) au ministère de la Santé, le Pr Jile Florient Mimiesse a rappelé que cette mission intervient alors que le pays éprouve de sérieuses difficultés d'approvisionnement, notamment une rupture du vaccin BCG contre la tuberculose. « Nous sommes en difficultés depuis quelques mois en termes de certains vaccins au PEV, en l'occurrence le vaccin contre la tuberculose, le BCG. Ce vaccin est en rupture depuis quelques mois, le gouvernement est conscient de cette situation. C'est pour cela que nous faisons le plaidoyer au haut niveau pour que cette situation soit résolue », a-t-il indiqué.
Malgré ce constat, le directeur du PEV se veut confiant et rassure la population, en particulier les mamans, sur un approvisionnement imminent des hôpitaux. « Avec ce plaidoyer que nous venons de faire, le pays sera probablement approvisionné en vaccins. Sous peu, les antigènes qui manquaient seront disponibles au ministère de la Santé et distribués dans tous les centres de santé pour que la vaccination contre la tuberculose soit relancée. Avec ce stock que nous aurons, nous allons rattraper les enfants qui n'ont pas été vaccinés », a-t-il promis.
Le Congo face à la transition de 2030
L'Alliance du vaccin est un partenariat public-privé qui contribue à vacciner plus de la moitié des enfants de la planète contre certaines des maladies les plus meurtrières. Bénéficiant de l'appui de ce mécanisme depuis plus de 25 ans, le Congo devra, à partir de 2030, assumer l'intégralité des financements de la vaccination. Au regard de son produit intérieur brut par habitant, le pays ne pourra en effet plus prétendre au soutien de l'alliance. Il doit ainsi se préparer à mobiliser environ 15 milliards de FCFA par an à partir de 2030, contre 2 309 291 200 FCFA de cofinancement actuellement — un sextuplement de l'effort budgétaire qui impose dès maintenant une préparation financière rigoureuse. (DRTV)