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ACTUALITÉ Publié 06 Nov 2026 16 vues

Usurpation de titres et fausses promesses d'emploi : Mindy Papy écope de huit ans de prison

Après une première condamnation pour escroquerie, le faux « conseiller ministériel » voit sa peine alourdie de cinq ans par le tribunal de grande instance de Brazzaville

Usurpation de titres et fausses promesses d'emploi : Mindy Papy écope de huit ans de prison
Il n'aura passé que quelques semaines derrière les barreaux. Condamné dans un premier temps à trois ans d'emprisonnement ferme dans une affaire d'escroquerie impliquant trois enseignantes, Mindy Papy a vu sa peine s'alourdir considérablement. Le tribunal de grande instance de Brazzaville a, en effet, ajouté cinq années supplémentaires à son crédit pénal, portant la durée totale de sa détention à huit ans.

C'est le président de la 6e chambre
correctionnelle, Fall Tsoumou, qui a énoncé le verdict : « Nous faisons application de la loi, [le tribunal] condamne [Mindy Papy] à cinq ans d'emprisonnement ferme et à un million [de francs CFA] d'amende. Maintient le mandat de dépôt décerné à son encontre par le Procureur de la République en date du 6 octobre 2026. »

Le magistrat a également fait droit à la constitution de partie civile de Moussa Yandi Joberta Chancel, obtenant pour la victime la somme de 484 000 francs CFA à titre de dommages et intérêts, outre la condamnation aux frais de justice et les peines de contrainte par corps attachées au recouvrement des condamnations pécuniaires.

Un escroc au modus operandi bien rodé

La chute de Mindy Papy est celle d'un homme qui avait érigé l'usurpation de titres et les fausses promesses d'intégration à la fonction publique en véritable système. Se présentant comme conseiller du ministre de l'Enseignement technique, il a soutiré de l'argent à des victimes en quête d'emploi et d'une meilleure situation sociale. Les sommes extorquées variaient entre 50 000 et 400 000 francs CFA.
Son procédé était simple mais redoutablement efficace : jouer sur la précarité et l'espoir de ses victimes, en leur faisant miroiter des postes dans l'administration publique en échange de versements en espèces.

Un phénomène qui prospère sur la précarité

Au-delà du cas individuel, cette affaire illustre un phénomène de société. Les promesses d'intégration à la fonction publique sont devenues de véritables pièges pour de nombreux Congolais en situation de précarité, prêts à sacrifier des économies parfois considérables pour obtenir un poste dans l'administration.

En attendant, Mindy Papy retourne en prison, où il lui reste huit longues années à purger. Un signal adressé à tous ceux qui font du faux recrutement un commerce florissant.
(DRTV)
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