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ACTUALITÉ Publié 02 Jun 2026 8 vues

TRANSFERTS DE FONDS AU CONGO

L'ARTF hausse le ton contre les opérateurs clandestins et mobilise le corps diplomatique

TRANSFERTS DE FONDS AU CONGO
La tolérance zéro est désormais de mise. Le directeur général de l'Agence de régulation des transferts de fonds, Jean Claude Bazebi, a réaffirmé avec fermeté, le 1er juin 2026 à Brazzaville, sa détermination à mettre fin aux activités de transfert de fonds et de change exercées dans la clandestinité.

C'est à l'occasion d'une rencontre convoquée par le Conseil supérieur islamique du Congo que le message a été délivré, en présence des chefs de mission diplomatique de plusieurs pays.

Un avertissement solennel au corps diplomatique

Les ambassadeurs, chargés d'affaires et consuls du Liban, du Bénin, du Tchad, des deux Guinée, de la Mauritanie, de la Gambie, de la Tunisie et du Sénégal étaient au rendez-vous. Dans une démarche à la fois pédagogique et ferme, Jean Claude Bazebi leur a rappelé les dispositions de la loi de finances deux mille vingt-quatre ainsi que les autres textes réglementaires encadrant le secteur des transferts de fonds en République du Congo.

Ces textes imposent à tout opérateur économique actif dans ce domaine de s'enregistrer auprès de l'ARTF pour exercer légalement. Tout manquement expose son auteur à des sanctions pécuniaires et correctives sévères. « A l'article treize nouveau de la loi de finances deux mille vingt-quatre, il est dit que tout agent économique exerçant dans le domaine des transferts de fonds est tenu de s'enregistrer auprès de l'ARTF et de transmettre la déclaration de l'ensemble des transferts effectués au plus tard le dix du mois suivant. Mais si vous ne respectez pas ces prescriptions, il y a des sanctions prévues à l'article treize bis sur vous », a-t-il averti.

La loi sera appliquée sans exception
Le directeur général de l'ARTF a été sans ambiguïté sur la suite des événements. Si la démarche privilégiée jusqu'ici demeure la sensibilisation, le temps de la clémence tire à sa fin.

« Depuis très longtemps nous faisons cette sensibilisation dans une démarche pédagogique, avant de sanctionner les contrevenants. Le jour que nous ferons appliquer la loi, elle frappera qui que ce soit, sans exception. J'ai déjà donné mandat aux forces de l'ordre pour exécuter l'opération », a-t-il déclaré. Un signal fort adressé à tous ceux qui opèrent encore dans l'illégalité.

Les diplomates s'engagent à relayer le message

Face à ces mises en garde, les représentants diplomatiques présents ont salué l'initiative de l'ARTF. Ils ont reconnu qu'un ressortissant étranger vivant au Congo est soumis aux lois du pays hôte et ont pris l'engagement collectif de sensibiliser leurs compatriotes exerçant dans ce secteur, et au besoin, de les contraindre à régulariser leur situation.

Une plateforme numérique pour un contrôle en temps réel

Au terme des échanges, Jean Claude Bazebi a présenté aux diplomates la plateforme digitale développée par l'agence. Cet outil technologique permet de réguler et de contrôler en temps réel l'ensemble des transactions financières entrantes et sortantes sur le territoire national, offrant ainsi au gouvernement une visibilité complète sur les flux de capitaux.

Établissement public à caractère administratif créé par la loi numéro sept tiret deux mille douze du quatre avril deux mille vingt et un, l'ARTF est investie de larges missions : régulation des activités de transfert de fonds, contribution à l'élaboration de la balance des paiements, suivi des investissements directs étrangers, instruction des demandes d'agrément et lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. (DRTV)
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