ACTUALITÉ
Publié
03 Nov 2026
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Toussaint à la Tsiémé : un cimetière à l'abandon où le football a remplacé le recueillement
Dans le 6e arrondissement Talangaï, la journée du 1er novembre a pris des allures bien singulières, entre match de football disputé au milieu des tombes et hommage officiel du ministre délégué Prince Michrist Kaba-Mboko.
Ce 1er novembre, jour de commémoration des Saints, rien n'indique qu'on se trouve dans un cimetière. À la Tsiémé, dans le 6e arrondissement Talangaï, les visiteurs sont rares. À leur place, des jeunes du quartier disputent un match de football, sous le regard de spectateurs installés sur les tombes. Un spectacle surprenant dans un lieu où reposent les morts pour l'éternité.
« Les morts ne sont pas morts, ils vivent dans nos souvenirs »
Face à ce tableau inhabituel, l'État a tenu à marquer la tradition. Représentant des autorités et du gouvernement congolais, le ministre délégué chargé de la jeunesse et de l'éducation civique, Prince Michrist Kaba-Mboko, est venu honorer la mémoire des disparus. Après s'être recueilli, il a déposé une gerbe de fleurs, avant de livrer le sens de cette démarche.
« L'histoire est fugace, mais le souvenir, lui, est éternel. En effet, l'humanité s'élèveront ce 1er novembre. Tous nos saints, tous ceux qui ont été avec nous, ont été ici sur Terre avant nous et qui nous ont précédés vers l'au-delà. Et vous vous doutez bien que tout État qui se respecte travaille dans ce parcours mémoriel à ne pas oublier ceux qui étaient avec nous », a-t-il déclaré.
Avant d'ajouter : « C'est la symbolique de notre déplacement ici en ce jour au nom du gouvernement de la République. Nous venons donc honorer nos morts ici au cimetière de la Tsiémé. »
Un haut lieu devenu l'ombre de lui-même
Le contraste est saisissant entre la solennité de la visite officielle et l'état réel du site. Fermé depuis plusieurs années, le cimetière de la Tsiémé n'est plus que l'ombre de lui-même. Les herbes folles ont pris le dessus, les tombes sont livrées à l'abandon, et les riverains, impuissants, ont fait de ce lieu de repos un espace de loisirs.
Le devoir de mémoire à l'épreuve de l'oubli
Si le gouvernement tient, chaque 1er novembre, à perpétuer l'hommage aux disparus, la Tsiémé illustre un pari difficile : celui de la mémoire dans un espace que le temps et la négligence semblent avoir gagné. Reste la promesse, rappelée par le ministre, selon laquelle « tout État qui se respecte travaille à ne pas oublier ceux qui étaient avec nous ». Un vœu qui, à la Tsiémé, attend encore de se traduire en actes.
(DRTV / Prince Oko)
« Les morts ne sont pas morts, ils vivent dans nos souvenirs »
Face à ce tableau inhabituel, l'État a tenu à marquer la tradition. Représentant des autorités et du gouvernement congolais, le ministre délégué chargé de la jeunesse et de l'éducation civique, Prince Michrist Kaba-Mboko, est venu honorer la mémoire des disparus. Après s'être recueilli, il a déposé une gerbe de fleurs, avant de livrer le sens de cette démarche.
« L'histoire est fugace, mais le souvenir, lui, est éternel. En effet, l'humanité s'élèveront ce 1er novembre. Tous nos saints, tous ceux qui ont été avec nous, ont été ici sur Terre avant nous et qui nous ont précédés vers l'au-delà. Et vous vous doutez bien que tout État qui se respecte travaille dans ce parcours mémoriel à ne pas oublier ceux qui étaient avec nous », a-t-il déclaré.
Avant d'ajouter : « C'est la symbolique de notre déplacement ici en ce jour au nom du gouvernement de la République. Nous venons donc honorer nos morts ici au cimetière de la Tsiémé. »
Un haut lieu devenu l'ombre de lui-même
Le contraste est saisissant entre la solennité de la visite officielle et l'état réel du site. Fermé depuis plusieurs années, le cimetière de la Tsiémé n'est plus que l'ombre de lui-même. Les herbes folles ont pris le dessus, les tombes sont livrées à l'abandon, et les riverains, impuissants, ont fait de ce lieu de repos un espace de loisirs.
Le devoir de mémoire à l'épreuve de l'oubli
Si le gouvernement tient, chaque 1er novembre, à perpétuer l'hommage aux disparus, la Tsiémé illustre un pari difficile : celui de la mémoire dans un espace que le temps et la négligence semblent avoir gagné. Reste la promesse, rappelée par le ministre, selon laquelle « tout État qui se respecte travaille à ne pas oublier ceux qui étaient avec nous ». Un vœu qui, à la Tsiémé, attend encore de se traduire en actes.
(DRTV / Prince Oko)