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ACTUALITÉ Publié 06 Nov 2026 16 vues

Session criminelle 2026 : la justice criminelle reprend ses droits à Pointe-Noire

Session criminelle 2026 : la justice criminelle reprend ses droits à Pointe-Noire
Ouverte mercredi 4 novembre par Étienne Louemba, la session criminelle de l'exercice judiciaire 2026 s'est lancée dans un contexte particulier : mandat des jurés encore en cours, apaisement de la crise entre avocats et magistrats, et première affaire renvoyée devant les assises
La session criminelle de l'exercice judiciaire 2026 a été ouverte à Pointe-Noire, mercredi 4 novembre 2026, par Étienne Louemba, président de la cour d'appel de Pointe-Noire. La cérémonie d'ouverture a réuni les corps constitués départementaux et municipaux, parmi lesquels le préfet du département de Pointe-Noire, Pierre Cébert Iboko Onanga.
Une session exceptionnelle dans son calendrier
Cette session présente un caractère particulier : le mandat des jurés précédents demeure en cours jusqu'au 12 novembre 2026. Ce n'est qu'à partir du 13 novembre qu'un nouveau tirage au sort sera organisé pour composer le jury des affaires à venir.
Le procureur général de la cour d'appel de Pointe-Noire, Roger Justin Itsa, a d'ailleurs rappelé aux jurés les exigences de leur serment : « Mesdames, Messieurs du jury, vous savez que vous êtes toujours liés par le serment que vous avez prêté devant cette barre. Le serment que vous avez prêté devant les hommes et devant Dieu. Nous, les hommes, on peut peut-être oublier, mais pas Dieu. Que le coupable soit puni et qu'il réponde de ses actes. Que l'innocent soit acquitté et qu'il bénéficie de sa liberté. » Le magistrat a également rappelé la nature contradictoire du procès criminel, « l'affaire de l'accusation et de la défense », où « chacun jouera son rôle ».
Le Barreau : la justice criminelle, « une mission régulatrice »
Le représentant du barreau de Pointe-Noire, Lionel Kalina Menga, a souhaité plein succès à cette session, à condition que chaque acteur joue véritablement sa partition. « Si chacun tient son rôle — le juré, sa conscience ; le magistrat, la loi ; le parquet, l'accusation ; la partie civile, la réparation ; l'avocat, la défense — alors la session criminelle accomplit pleinement sa mission. Cette mission, c'est d'abord une mission régulatrice. Le crime déchire le tissu social, la justice le recoud. Elle substitue la loi à la vengeance, le débat à la violence, la décision motivée à la loi du plus fort. Elle rend à la victime sa place dans la société et à la société sa paix », a-t-il souligné.
Une ouverture marquée par l'apaisement
Cette session s'ouvre dans un climat apaisé, après la crise survenue entre les avocats, les magistrats et les pouvoirs publics. Le président de la cour, Étienne Louemba, a tenu à saluer le travail en amont des forces de l'ordre et de la justice : « Je voudrais féliciter nos amis de la police, tout comme le juge d'instruction et le parquet de la République. Sans eux, nous ne pouvons pas avoir des dossiers à la cour criminelle. La source, la base, commence ou au niveau du service de la police, ou chez M. le juge d'instruction, ou par une flagrance. »
Après la levée de l'audience solennelle, la première affaire a été appelée devant la cour : un dossier de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La session criminelle de l'exercice judiciaire 2026 est officiellement ouverte, et plusieurs dossiers attendent déjà d'être soumis au débat contradictoire des assises.
(DRTV/ Démontez Mavoungou)
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