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Publié
19 May 2026
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Quartier Académie : des eaux usées à ciel ouvert empoisonnent le quotidien des riverains
Depuis plus de vingt ans, les habitants de cette avenue du 9e arrondissement de Brazzaville subissent le déversement des eaux usées des puissards de l'Académie militaire Marien Ngouabi sur la voie publique.
Entre risques sanitaires et route impraticable, les populations appellent les autorités à agir.
Il suffit de longer l'avenue pour s'en rendre compte.
Au quartier Académie, dans le 9e arrondissement de Brazzaville, une large flaque d'eau stagnante et malodorante s'étale sur la chaussée, au vu et au su de tous. Derrière ce spectacle devenu tristement banal se cache une réalité sanitaire préoccupante : les eaux usées provenant des puissards de l'Académie militaire Marien Ngouabi se déversent directement sur la voie publique, dégageant des odeurs nauséabondes qui rendent la vie des riverains insupportable.
Vingt ans de calvaire
Ce n'est pas une situation récente. Selon un habitant du quartier ayant requis l'anonymat, le problème remonte au moins à 2003. « Ça fait déjà beaucoup d'années. C'est le même problème qu'on vit. Là -bas, ils libèrent souvent leur eau des puissards dans la rue », a-t-il témoigné, soulignant que les riverains les plus proches de l'exutoire sont les plus sévèrement touchés par les émanations.
Des enfants parmi les victimes
Au-delà de l'insalubrité, ces eaux stagnantes constituent un danger physique réel, en particulier pour les plus jeunes. Une habitante du voisinage a relaté un incident particulièrement alarmant : son petit-fils est tombé dans cette eau et a failli s'y noyer.
L'enfant souffre désormais d'une infection cutanée. « Cette eau stagnante fait des victimes, la plupart du temps chez les enfants. Moi qui vous parle, je suis victime de cette eau usée », a-t-elle confié avec émotion.
Une route dangereuse, des nuits insupportables
Le problème ne se limite pas au seul risque sanitaire.
L'ensablement progressif de la voie complique considérablement la circulation : des véhicules s'embourbent régulièrement, tandis que des motos se renversent sur cette chaussée dégradée. Le soir venu, l'odeur devient si suffocante que les habitants se voient contraints de s'enfermer chez eux. « On est obligé de rentrer dans les maisons pour éviter l'odeur », a témoigné l'un d'eux, non sans amertume.
Un appel aux autorités
Face à une situation qu'ils ne peuvent résoudre seuls, les riverains du quartier Académie lancent un appel pressant aux autorités municipales compétentes. Ils réclament des solutions durables, capables de mettre fin à des décennies de négligence. « De nous-mêmes, on ne peut rien », reconnaît l'un d'eux, résigné mais déterminé à se faire entendre.
En attendant une hypothétique intervention des pouvoirs publics, la vie continue dans la précarité et la résignation, sur cette avenue où l'insalubrité a fini par s'installer comme un locataire indésirable que personne ne vient déloger.(DRTV)
Entre risques sanitaires et route impraticable, les populations appellent les autorités à agir.
Il suffit de longer l'avenue pour s'en rendre compte.
Au quartier Académie, dans le 9e arrondissement de Brazzaville, une large flaque d'eau stagnante et malodorante s'étale sur la chaussée, au vu et au su de tous. Derrière ce spectacle devenu tristement banal se cache une réalité sanitaire préoccupante : les eaux usées provenant des puissards de l'Académie militaire Marien Ngouabi se déversent directement sur la voie publique, dégageant des odeurs nauséabondes qui rendent la vie des riverains insupportable.
Vingt ans de calvaire
Ce n'est pas une situation récente. Selon un habitant du quartier ayant requis l'anonymat, le problème remonte au moins à 2003. « Ça fait déjà beaucoup d'années. C'est le même problème qu'on vit. Là -bas, ils libèrent souvent leur eau des puissards dans la rue », a-t-il témoigné, soulignant que les riverains les plus proches de l'exutoire sont les plus sévèrement touchés par les émanations.
Des enfants parmi les victimes
Au-delà de l'insalubrité, ces eaux stagnantes constituent un danger physique réel, en particulier pour les plus jeunes. Une habitante du voisinage a relaté un incident particulièrement alarmant : son petit-fils est tombé dans cette eau et a failli s'y noyer.
L'enfant souffre désormais d'une infection cutanée. « Cette eau stagnante fait des victimes, la plupart du temps chez les enfants. Moi qui vous parle, je suis victime de cette eau usée », a-t-elle confié avec émotion.
Une route dangereuse, des nuits insupportables
Le problème ne se limite pas au seul risque sanitaire.
L'ensablement progressif de la voie complique considérablement la circulation : des véhicules s'embourbent régulièrement, tandis que des motos se renversent sur cette chaussée dégradée. Le soir venu, l'odeur devient si suffocante que les habitants se voient contraints de s'enfermer chez eux. « On est obligé de rentrer dans les maisons pour éviter l'odeur », a témoigné l'un d'eux, non sans amertume.
Un appel aux autorités
Face à une situation qu'ils ne peuvent résoudre seuls, les riverains du quartier Académie lancent un appel pressant aux autorités municipales compétentes. Ils réclament des solutions durables, capables de mettre fin à des décennies de négligence. « De nous-mêmes, on ne peut rien », reconnaît l'un d'eux, résigné mais déterminé à se faire entendre.
En attendant une hypothétique intervention des pouvoirs publics, la vie continue dans la précarité et la résignation, sur cette avenue où l'insalubrité a fini par s'installer comme un locataire indésirable que personne ne vient déloger.(DRTV)