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Publié
05 Jun 2026
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PASSAGES À NIVEAU À BRAZZAVILLE : ENTRE DANGER QUOTIDIEN ET PROMESSES DE MODERNISATION
Sans barrières ni signalisation adéquate, les traversées ferroviaires de la capitale congolaise continuent de faire des victimes, tandis que les autorités annoncent des réformes très attendues.
À Brazzaville, franchir un passage à niveau relève parfois du défi. Sans barrières ni signalisation suffisante, des conducteurs et des piétons affrontent chaque jour un danger silencieux mais bien réel. Un silence qui, au fil des mois, se paie en vies humaines.
Le drame est récent et brutal. Un jeune homme, vendeur ambulant, récupérait de la marchandise sur les rails lorsqu'un train l'a percuté mortellement. Son frère, encore sous le choc, témoigne : il avait entendu un bruit qu'il avait confondu avec celui d'un véhicule freinant. C'était un convoi ferroviaire. Il n'a pas eu le temps de réagir.
Au passage à niveau menant vers l'aéroport Maya-Maya, ce type d'accident n'est pas isolé. Depuis le début de l'année, plusieurs collisions ont déjà été recensées. Un agent du Chemin de Fer Congo-Océan — le CFCO —, qui a requis l'anonymat, le confirme : au moins quatre accidents ont eu lieu sur ce seul tronçon, souvent imputables au non-respect des règles élémentaires de prudence par les conducteurs.
Faute d'équipements modernes, cet agent assure la surveillance du passage à niveau avec les moyens du bord : un sifflet, un drapeau et des lampes. À l'approche de chaque train, il alerte manuellement les usagers pour éviter le pire. Une méthode artisanale qui, reconnaît-il lui-même, l'expose à de sérieux risques.
Face à cette situation alarmante, les appels à une meilleure sécurisation se multiplient. Riverains et usagers réclament l'installation de dispositifs modernes — barrières automatiques, feux de signalisation, systèmes sonores — déjà opérationnels dans de nombreux pays.
Un usager résume le sentiment général : si les autorités remettaient des barrières en état de fonctionnement, ce serait déjà une avancée considérable.
Ces cris du cœur pourraient être entendus. Le vingt-sept avril dernier, le président de la République a officiellement lancé des travaux de réhabilitation et de modernisation du CFCO. Une ambition réaffirmée le vingt mai courant par le ministre des Transports, lors d'une visite aux ateliers mécaniques.
Ce dernier a assuré que des solutions concrètes avaient été identifiées, soulignant que le défi est désormais double : renforcer la sécurité aux passages à niveau et mobiliser les ressources nécessaires à la modernisation des infrastructures ferroviaires.
Des engagements qui suscitent l'espoir, mais aussi la vigilance. Car à chaque traversée insuffisamment protégée, c'est une vie qui peut basculer entre la route et le rail.(DRTV)
Le drame est récent et brutal. Un jeune homme, vendeur ambulant, récupérait de la marchandise sur les rails lorsqu'un train l'a percuté mortellement. Son frère, encore sous le choc, témoigne : il avait entendu un bruit qu'il avait confondu avec celui d'un véhicule freinant. C'était un convoi ferroviaire. Il n'a pas eu le temps de réagir.
Au passage à niveau menant vers l'aéroport Maya-Maya, ce type d'accident n'est pas isolé. Depuis le début de l'année, plusieurs collisions ont déjà été recensées. Un agent du Chemin de Fer Congo-Océan — le CFCO —, qui a requis l'anonymat, le confirme : au moins quatre accidents ont eu lieu sur ce seul tronçon, souvent imputables au non-respect des règles élémentaires de prudence par les conducteurs.
Faute d'équipements modernes, cet agent assure la surveillance du passage à niveau avec les moyens du bord : un sifflet, un drapeau et des lampes. À l'approche de chaque train, il alerte manuellement les usagers pour éviter le pire. Une méthode artisanale qui, reconnaît-il lui-même, l'expose à de sérieux risques.
Face à cette situation alarmante, les appels à une meilleure sécurisation se multiplient. Riverains et usagers réclament l'installation de dispositifs modernes — barrières automatiques, feux de signalisation, systèmes sonores — déjà opérationnels dans de nombreux pays.
Un usager résume le sentiment général : si les autorités remettaient des barrières en état de fonctionnement, ce serait déjà une avancée considérable.
Ces cris du cœur pourraient être entendus. Le vingt-sept avril dernier, le président de la République a officiellement lancé des travaux de réhabilitation et de modernisation du CFCO. Une ambition réaffirmée le vingt mai courant par le ministre des Transports, lors d'une visite aux ateliers mécaniques.
Ce dernier a assuré que des solutions concrètes avaient été identifiées, soulignant que le défi est désormais double : renforcer la sécurité aux passages à niveau et mobiliser les ressources nécessaires à la modernisation des infrastructures ferroviaires.
Des engagements qui suscitent l'espoir, mais aussi la vigilance. Car à chaque traversée insuffisamment protégée, c'est une vie qui peut basculer entre la route et le rail.(DRTV)