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Publié
08 May 2026
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Nkayi : les infrastructures anti-érosion financées par l'UE déjà menacées
Malgré les grands travaux du programme Ville Résiliente, les eaux de ruissellement reprennent leurs droits dans l'arrondissement Mouana-Nto
Les encres du partenariat entre l'Union Européenne et le gouvernement congolais étaient à peine sèches que la nature, elle, n'a pas attendu. À Nkayi, ville sucrière du département de la Bouenza, les infrastructures de salubrité et de lutte contre les érosions, réalisées dans le cadre du programme Ville Résiliente, font déjà face à de nouvelles menaces.
Quelques mois seulement après leur livraison, les ouvrages de l'arrondissement un Mouana-Nto montrent des signes inquiétants de dégradation.
Sur le site, le constat est sans appel : le caniveau entièrement bouché et un hémisphère fraîchement aménagé déjà exposé à l'assaut des eaux de ruissellement. L'administrateur maire de l'arrondissement, visiblement préoccupé, tire la sonnette d'alarme. « La nature étant têtue, les eaux de ruissellement commencent encore à menacer ce site », a-t-il déclaré, soulignant l'ampleur des travaux pourtant réalisés et la rapidité avec laquelle le phénomène reprend de la vigueur.
Face à l'urgence, les autorités locales mobilisent les moyens disponibles pour tenter de contenir l'aggravation. Mais chacun en est conscient : ces interventions ne constituent que des réponses transitoires. La lutte contre l'érosion, phénomène naturel implacable, exige des solutions d'envergure, des études techniques approfondies et surtout des financements bien plus conséquents que ceux mobilisables à l'échelle communale.
La question qui se pose désormais est celle de la pérennité des investissements publics dans une ville comme Nkayi, où le relief et le régime des pluies créent des conditions particulièrement propices à l'érosion. Sans un plan global de gestion durable des eaux pluviales et de stabilisation des sols, les efforts consentis — si importants soient-ils — risquent d'être régulièrement remis en cause par les caprices de la nature.
Un nouveau plaidoyer s'impose donc, auprès des partenaires techniques et financiers, pour que Nkayi, ville résiliente dans les textes, le devienne pleinement dans les faits. (DRTV/ Denis Padisson)
Quelques mois seulement après leur livraison, les ouvrages de l'arrondissement un Mouana-Nto montrent des signes inquiétants de dégradation.
Sur le site, le constat est sans appel : le caniveau entièrement bouché et un hémisphère fraîchement aménagé déjà exposé à l'assaut des eaux de ruissellement. L'administrateur maire de l'arrondissement, visiblement préoccupé, tire la sonnette d'alarme. « La nature étant têtue, les eaux de ruissellement commencent encore à menacer ce site », a-t-il déclaré, soulignant l'ampleur des travaux pourtant réalisés et la rapidité avec laquelle le phénomène reprend de la vigueur.
Face à l'urgence, les autorités locales mobilisent les moyens disponibles pour tenter de contenir l'aggravation. Mais chacun en est conscient : ces interventions ne constituent que des réponses transitoires. La lutte contre l'érosion, phénomène naturel implacable, exige des solutions d'envergure, des études techniques approfondies et surtout des financements bien plus conséquents que ceux mobilisables à l'échelle communale.
La question qui se pose désormais est celle de la pérennité des investissements publics dans une ville comme Nkayi, où le relief et le régime des pluies créent des conditions particulièrement propices à l'érosion. Sans un plan global de gestion durable des eaux pluviales et de stabilisation des sols, les efforts consentis — si importants soient-ils — risquent d'être régulièrement remis en cause par les caprices de la nature.
Un nouveau plaidoyer s'impose donc, auprès des partenaires techniques et financiers, pour que Nkayi, ville résiliente dans les textes, le devienne pleinement dans les faits. (DRTV/ Denis Padisson)