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ACTUALITÉ Publié 29 Sep 2026 16 vues

Maladies cardiovasculaires au Congo : L’insuffisance cardiaque, première menace, et l’hypertension, facteur clé

Maladies cardiovasculaires au Congo : L’insuffisance cardiaque, première menace, et l’hypertension, facteur clé
Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité mondiale, et le Congo n’y échappe pas. Selon le docteur Roger Kikayi Mabiala, cardiologue, l’insuffisance cardiaque est la pathologie cardiaque la plus répandue dans le pays, souvent favorisée par l’hypertension, elle-même très fréquente.

L’insuffisance cardiaque : symptômes et signes d’alerte

À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, célébré le 29 septembre de chaque année, le docteur Kikayi Mabiala a rappelé les symptômes caractéristiques de l’insuffisance cardiaque, une maladie où le cœur, épuisé, ne parvient plus à assurer correctement son rôle :
« La dyspnée » (difficulté à respirer), symptôme principal, souvent ressentie lors d’un effort minimal, comme la marche.
La prise de poids rapide et les œdèmes (gonflement des pieds et du visage).
« L’étouffement », signe le plus critique, qui doit alerter immédiatement.

Les facteurs de risque : hypertension, diabète, obésité et mode de vie

Le cardiologue a également mis en lumière les facteurs de risque favorisant les maladies cardiaques :
-L’hypertension (la plus fréquente au Congo).
-Le diabète.
-L’obésité.
Le tabac, l’alcool et la sédentarité.
« Ces facteurs préparent le terrain à des complications graves, comme l’insuffisance cardiaque », a-t-il expliqué.

Alimentation et prévention : réduire le sel, le sucre et les graisses

Pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou de « gros cœur », le docteur Kikayi Mabiala recommande :
Une alimentation très peu salée, voire sans sel, car le sel augmente la charge hydrique, ce qui surcharge un cœur déjà affaibli.
La réduction du sucre et des graisses, notamment les viandes grasses et les huiles en excès.

« Le cœur défaillant n’a pas besoin de cette surcharge. Le sel attire l’eau, et cette eau doit être pompée par le cœur. Si celui-ci est déjà affaibli, cela aggrave son état », a-t-il précisé.
Complications mortelles en cas de négligence
Sans traitement adapté et sans changement de mode de vie, les conséquences peuvent être dramatiques :
Les AVC (accidents vasculaires cérébraux).
L’insuffisance rénale, car « le rein dépend du sang pompé par le cœur. Si le cœur est défaillant, le rein ne fonctionne plus correctement ».

La mort, en l’absence de prise en charge.
La Journée mondiale du cœur est l’occasion de rappeler que la prévention, un diagnostic précoce et une hygiène de vie adaptée peuvent sauver des vies. (DRTV)
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