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Publié
16 Jul 2026
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MakĂ©lĂ©kĂ©lĂ© : La chasse Ă lâeau insalubre, un pĂ©ril sanitaire pour les habitants de Brazzaville
Face Ă la pĂ©nurie, des familles risquent leur santĂ© en sâapprovisionnant dans des eaux contaminĂ©es
Depuis prĂšs de deux semaines, plusieurs quartiers sud de Brazzaville, notamment MakĂ©lĂ©kĂ©lĂ©, sont plongĂ©s dans une crise de pĂ©nurie dâeau. Les travaux de maintenance sur la ligne Ă©lectrique du complexe de DjouĂ©, menĂ©s par La Congolaise Des Eaux (LCDE), ont laissĂ© des robinets Ă sec, forçant les habitants Ă recourir Ă des solutions dĂ©sespĂ©rĂ©es. Parmi elles, lâutilisation dâeaux de ruissellement et de forages non contrĂŽlĂ©s, exposant adultes et enfants Ă des risques sanitaires majeurs.
Une survie au quotidien
Ă MakĂ©lĂ©kĂ©lĂ©, la scĂšne est devenue banale : des familles, bidons Ă la main, se pressent vers le collecteur Zanga dia ba Ngombe, sur la rue MBEMBA ThĂ©odore. Ici, chacun a son emplacement pour laver le linge ou remplir des rĂ©cipients dâune eau impropre Ă la consommation. Les enfants, souvent les plus exposĂ©s, descendent mĂȘme dans le collecteur, pieds nus dans une eau sale et stagnante. "Se dĂ©brouiller" est la seule rĂšgle qui compte, mĂȘme si cela signifie braver des dangers invisibles mais bien rĂ©els.
Lydie, vendeuse au marchĂ© Total, a dĂ» abandonner son activitĂ©. "Trouver de lâeau est devenu une prioritĂ© absolue", confie-t-elle.
Comme elle, des centaines de foyers attendent avec impatience le retour de lâeau courante, tandis que dâautres, plus aisĂ©s, optent pour des forages payants : 50 francs le bidon.
Colombe et Vanicia, par exemple, préfÚrent payer plutÎt que de risquer une maladie.
Un danger sanitaire imminent
Lâeau du collecteur, issue des nappes superficielles et des infiltrations de pluie, est non traitĂ©e et non contrĂŽlĂ©e. Pire, le site est devenu un dĂ©potoir Ă ciel ouvert, aggravĂ© par la proximitĂ© des fosses septiques. RĂ©sultat : une pollution microbiologique massive. Les analyses rĂ©vĂšlent la prĂ©sence de germes fĂ©caux, de bactĂ©ries et dâagents pathogĂšnes, transformant chaque gorgĂ©e ou contact en une loterie sanitaire.
Les conséquences sont dramatiques :
- FiĂšvre typhoĂŻde
- Choléra (surtout en saison pluvieuse)
- Dysenterie
- Diarrhées sévÚres
"Le danger est invisible, mais il est lĂ ", alerte un habitant.
Sans accÚs rapide à une eau potable, la crise pourrait dégénérer en épidémie.
Une urgence à résoudre
Les autoritĂ©s et la LCDE sont appelĂ©es Ă accĂ©lĂ©rer les rĂ©parations et Ă mettre en place des solutions dâurgence : distribution dâeau potable, sensibilisation aux risques, et assainissement des points dâeau improvisĂ©s.
Pour les habitants de Makélékélé, chaque jour sans eau propre est un jour de trop.
"Nous ne demandons pas la charité, juste le droit à une eau saine", résume un riverain.
(DRTV/ Charvine Mabiala )
Une survie au quotidien
Ă MakĂ©lĂ©kĂ©lĂ©, la scĂšne est devenue banale : des familles, bidons Ă la main, se pressent vers le collecteur Zanga dia ba Ngombe, sur la rue MBEMBA ThĂ©odore. Ici, chacun a son emplacement pour laver le linge ou remplir des rĂ©cipients dâune eau impropre Ă la consommation. Les enfants, souvent les plus exposĂ©s, descendent mĂȘme dans le collecteur, pieds nus dans une eau sale et stagnante. "Se dĂ©brouiller" est la seule rĂšgle qui compte, mĂȘme si cela signifie braver des dangers invisibles mais bien rĂ©els.
Lydie, vendeuse au marchĂ© Total, a dĂ» abandonner son activitĂ©. "Trouver de lâeau est devenu une prioritĂ© absolue", confie-t-elle.
Comme elle, des centaines de foyers attendent avec impatience le retour de lâeau courante, tandis que dâautres, plus aisĂ©s, optent pour des forages payants : 50 francs le bidon.
Colombe et Vanicia, par exemple, préfÚrent payer plutÎt que de risquer une maladie.
Un danger sanitaire imminent
Lâeau du collecteur, issue des nappes superficielles et des infiltrations de pluie, est non traitĂ©e et non contrĂŽlĂ©e. Pire, le site est devenu un dĂ©potoir Ă ciel ouvert, aggravĂ© par la proximitĂ© des fosses septiques. RĂ©sultat : une pollution microbiologique massive. Les analyses rĂ©vĂšlent la prĂ©sence de germes fĂ©caux, de bactĂ©ries et dâagents pathogĂšnes, transformant chaque gorgĂ©e ou contact en une loterie sanitaire.
Les conséquences sont dramatiques :
- FiĂšvre typhoĂŻde
- Choléra (surtout en saison pluvieuse)
- Dysenterie
- Diarrhées sévÚres
"Le danger est invisible, mais il est lĂ ", alerte un habitant.
Sans accÚs rapide à une eau potable, la crise pourrait dégénérer en épidémie.
Une urgence à résoudre
Les autoritĂ©s et la LCDE sont appelĂ©es Ă accĂ©lĂ©rer les rĂ©parations et Ă mettre en place des solutions dâurgence : distribution dâeau potable, sensibilisation aux risques, et assainissement des points dâeau improvisĂ©s.
Pour les habitants de Makélékélé, chaque jour sans eau propre est un jour de trop.
"Nous ne demandons pas la charité, juste le droit à une eau saine", résume un riverain.
(DRTV/ Charvine Mabiala )