ACTUALITÉ
Publié
11 Jun 2026
2 vues
Littérature et mémoire : Le Repentir de Maguessa Ebome interpelle la jeunesse congolaise
À l'occasion de la 35ᵉ Journée nationale de la réconciliation, l'écrivain a animé une rencontre littéraire avec des étudiants de l'Université Marien Ngouabi autour de son roman sur les conflits des années 199
La date n'avait rien d'anodin. C'est en effet dans le cadre de la 35ᵉ Journée nationale de la réconciliation que le professeur et écrivain Ghislain Thierry Maguessa Ebome a choisi de se retrouver face à des étudiants en Master et doctorat de lettres de l'Université Marien Ngouabi, pour échanger autour de son roman Le Repentir.
Une rencontre organisée par les éditions Okiera, avec pour ambition de raviver, dans l'esprit de la jeune génération, le souvenir d'une décennie que beaucoup n'ont pas vécue, mais dont les cicatrices demeurent inscrites dans la mémoire collective.
Un roman entre fiction et réalité
Publié il y a tout juste un an, Le Repentir compte soixante-quinze pages réparties en sept chapitres. L'ouvrage replonge le lecteur dans les événements qui ont précédé la Conférence nationale souveraine de 1991, en mettant en lumière le rôle des manipulations politiques dans l'embrasement des tensions interethniques qui ont ensanglanté le Congo.
L'auteur y tisse une narration où fiction et réalité se croisent avec une intention clairement assumée : faire œuvre de mémoire tout en suscitant une prise de conscience.
Le roman suit notamment le parcours d'un jeune étudiant en philosophie originaire du Nord, dont la relation amoureuse avec Beljanie, une jeune femme du Sud native de Boko, devient le miroir des fractures sociales de l'époque.
À travers cette histoire, Maguessa Ebome illustre à la fois la violence des divisions et la possibilité, toujours ouverte, de les surmonter.
Parmi les figures marquantes du récit se détache Sardine, ancien milicien Ninja, dont le témoignage fictif porte un message fort de repentance et d'éveil des consciences. Ce personnage, qui donne son sens profond au titre du roman, incarne l'appel de l'auteur à regarder lucidement le passé pour mieux construire l'avenir.
Un appel à l'unité nationale
Face aux étudiants, l'écrivain a livré un message sans détour. « Les jeunes doivent penser à un Congo réconcilié, en mettant de côté la haine et les divisions qui ont fragilisé le pays », a-t-il déclaré.
Des mots qui ont trouvé un écho favorable dans la salle, les participants saluant unanimement la richesse des échanges et l'intérêt pédagogique d'une telle rencontre, notamment pour mieux saisir les fondements historiques de la Journée de la concorde nationale.
Un projet d'envergure pour toucher toutes les couches sociales
Le Repentir est le deuxième roman de Ghislain Thierry Maguessa Ebome, après Dialogue silencieux avec mon épouse, publié en novembre 2023 en hommage à son épouse disparue.
Fidèle à une démarche de transmission et d'engagement au service de la paix, l'auteur nourrit désormais l'ambition de traduire l'ouvrage en plusieurs langues congolaises et de l'adapter en pièce de théâtre, afin que son message parvienne au-delà des cercles académiques et irrigue toutes les couches de la société congolaise.
(DRTV/ Charvine Mabiala)
Une rencontre organisée par les éditions Okiera, avec pour ambition de raviver, dans l'esprit de la jeune génération, le souvenir d'une décennie que beaucoup n'ont pas vécue, mais dont les cicatrices demeurent inscrites dans la mémoire collective.
Un roman entre fiction et réalité
Publié il y a tout juste un an, Le Repentir compte soixante-quinze pages réparties en sept chapitres. L'ouvrage replonge le lecteur dans les événements qui ont précédé la Conférence nationale souveraine de 1991, en mettant en lumière le rôle des manipulations politiques dans l'embrasement des tensions interethniques qui ont ensanglanté le Congo.
L'auteur y tisse une narration où fiction et réalité se croisent avec une intention clairement assumée : faire œuvre de mémoire tout en suscitant une prise de conscience.
Le roman suit notamment le parcours d'un jeune étudiant en philosophie originaire du Nord, dont la relation amoureuse avec Beljanie, une jeune femme du Sud native de Boko, devient le miroir des fractures sociales de l'époque.
À travers cette histoire, Maguessa Ebome illustre à la fois la violence des divisions et la possibilité, toujours ouverte, de les surmonter.
Parmi les figures marquantes du récit se détache Sardine, ancien milicien Ninja, dont le témoignage fictif porte un message fort de repentance et d'éveil des consciences. Ce personnage, qui donne son sens profond au titre du roman, incarne l'appel de l'auteur à regarder lucidement le passé pour mieux construire l'avenir.
Un appel à l'unité nationale
Face aux étudiants, l'écrivain a livré un message sans détour. « Les jeunes doivent penser à un Congo réconcilié, en mettant de côté la haine et les divisions qui ont fragilisé le pays », a-t-il déclaré.
Des mots qui ont trouvé un écho favorable dans la salle, les participants saluant unanimement la richesse des échanges et l'intérêt pédagogique d'une telle rencontre, notamment pour mieux saisir les fondements historiques de la Journée de la concorde nationale.
Un projet d'envergure pour toucher toutes les couches sociales
Le Repentir est le deuxième roman de Ghislain Thierry Maguessa Ebome, après Dialogue silencieux avec mon épouse, publié en novembre 2023 en hommage à son épouse disparue.
Fidèle à une démarche de transmission et d'engagement au service de la paix, l'auteur nourrit désormais l'ambition de traduire l'ouvrage en plusieurs langues congolaises et de l'adapter en pièce de théâtre, afin que son message parvienne au-delà des cercles académiques et irrigue toutes les couches de la société congolaise.
(DRTV/ Charvine Mabiala)