DRTV
ACTUALITÉ Publié 04 May 2026 10 vues

Liberté de la presse au Congo : entre engagements et réformes

Le gouvernement réaffirme son attachement à une presse libre et responsable, à l'occasion de la Journée mondiale du 3 mai 2026

Liberté de la presse au Congo : entre engagements et réformes
À l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée ce 3 mai 2026, le ministre de la communication et des médias, Thierry Lézin Moungalla, a délivré un message solennel au nom du gouvernement congolais, rappelant à la fois les idéaux qui fondent une presse libre et les défis concrets auxquels elle est confrontée.

Un rappel aux obligations des États

La journée du 3 mai n'est pas une simple commémoration. Elle interpelle, chaque année, les gouvernements sur leur devoir fondamental : garantir la liberté d'expression et d'information à leurs citoyens. C'est aussi, a tenu à souligner le ministre, un moment de reconnaissance envers ces femmes et ces hommes de presse qui exercent leur métier parfois au péril de leur vie, portant la vérité là où elle dérange.

Le thème retenu cette année — « Façonner un avenir en paix, promouvoir la liberté de la presse pour les droits humains, le développement et la sécurité » — résonne avec une acuité particulière dans un monde traversé par les conflits, la désinformation et les bouleversements technologiques qu'impose l'essor de l'intelligence artificielle.

Pas de démocratie sans presse libre

Thierry Lézin Moungalla a été catégorique : sans une presse libre et responsable, il ne peut y avoir ni paix durable, ni démocratie effective, ni développement inclusif. L'information, a-t-il martelé, est un bien public essentiel. Elle est ce qui permet aux citoyens de comprendre le monde, de faire des choix éclairés et de participer pleinement à la vie démocratique.
Le gouvernement congolais dit vouloir s'inscrire dans cette conviction, en promouvant un environnement médiatique pluraliste, fondé sur la professionnalisation des journalistes et la garantie de leur sécurité.

Un contexte international alarmant

Ces déclarations interviennent dans un contexte mondial préoccupant. Selon un rapport de l'UNESCO publié en novembre 2025, 310 journalistes ont été tués dans le monde en l'espace de trois ans, un chiffre qui illustre, avec une brutalité sans équivoque, les dangers croissants auxquels s'exposent les reporters à travers le globe. Le Congo, comme l'ensemble de la communauté internationale, ne peut rester indifférent à cette réalité.

Des réformes attendues sur le cadre juridique

Face à ces enjeux, les autorités congolaises annoncent des réformes concrètes. Un processus de concertation sera lancé avec les professionnels du secteur, en particulier avec le Conseil supérieur de la liberté de communication, en vue de moderniser des textes juridiques qui n'ont pas été révisés depuis plus de vingt-cinq ans.
Une initiative saluée dans les milieux médiatiques, où l'inadaptation du cadre légal aux réalités du numérique et des nouveaux médias est régulièrement pointée du doigt.

Un appel à la mobilisation collective

Pour clore son message, le ministre a lancé un appel à toutes les parties prenantes. Aux journalistes, il demande de promouvoir un journalisme éthique et rigoureux. Aux pouvoirs publics, de maintenir un dialogue sincère et constructif avec la presse. À la société civile, de s'ériger en gardienne active de la liberté d'expression. Et aux partenaires internationaux, d'accompagner concrètement le développement des médias congolais.

À travers cette commémoration, le Congo envoie un signal : la liberté de la presse n'est pas un acquis figé, mais un combat permanent, et un pilier indispensable de l'État de droit et du progrès social.(DRTV)
SPONSORISÉ

Annoncez sur DRTV International

Touchez une audience engagée avec des formats premium (TV, Radio, Web).

Visibilité ciblée Campagnes mesurables
Votre espace pub
Intégrez ici une créa (1200×600 recommandé)
d'autres formats disponibles