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ACTUALITÉ Publié 19 May 2026 12 vues

Les tâcherons de la E2C en sit-in pour exiger leur intégration

Les tâcherons de la E2C en sit-in pour exiger leur intégration
Munis de sifflets et de vuvuzelas, les travailleurs journaliers de la Société Énergie Électrique du Congo ont entamé ce lundi un nouveau mouvement de protestation devant la direction générale, réclamant leur embauche définitive plutôt qu'une indemnisation.
C'est sous les sons dissonants de sifflets, de couvercles de marmites et de trompettes vuvuzelas que les tâcherons de la Société Énergie Électrique du Congo (E2C) ont repris le chemin de la contestation. Ce lundi, ils ont investi les abords de la direction générale de l'entreprise pour y tenir leur énième sit-in, avec un message sans ambiguïté affiché sur leurs banderoles : Non à l'indemnisation, oui à l'embauche.
Des promesses non tenues
À l'origine de ce bras de fer, une volte-face de la direction après le conseil d'administration. Sur un quota initial de 978 tâcherons identifiés à l'issue d'un processus d'enroulement, quelque 400 devaient voir leur situation régularisée. Mais la décision finale a substitué à cette intégration une simple indemnisation, que les travailleurs rejettent catégoriquement.
« On leur a dit non. Nous, c'est le travail, ce n'est pas l'argent. Nous voulons gagner l'argent par rapport au travail que nous travaillons », a déclaré le porte-parole du collectif, rappelant que des négociations antérieures avec la direction avaient pourtant acté le recrutement d'une deuxième vague de tâcherons, à la suite d'une première intégration. Une promesse restée lettre morte, selon les protestataires.
Jusqu'à vingt ans de service sans statut
La situation de ces travailleurs est d'autant plus criante que certains d'entre eux totalisent deux décennies de service au sein de la structure, sans jamais avoir bénéficié d'un contrat formel. Ingénieurs, câbleurs, bobineurs, techniciens et commerciaux : ce sont des compétences établies qui animent le quotidien opérationnel de la E2C, et qui réclament aujourd'hui une reconnaissance statutaire.
Mboukou Fiston, membre du collectif venu spécialement de Pointe-Noire pour rejoindre le mouvement, rappelle les engagements chiffrés pris publiquement par les autorités. « L'ancien ministre de l'Énergie est passé à la télé. Il a dit : à Pointe-Noire, 135 ; à Brazzaville, 265 ; à Dolisie, 25. Et jusqu'à aujourd'hui, à Pointe-Noire, zéro embauché », a-t-il affirmé, ajoutant que le Premier ministre avait lui-même validé l'accord.
Un appel au chef de l'État
Face au silence de la direction — aucun responsable n'ayant accepté de répondre aux questions de la presse malgré la présence des journalistes sur place —, les tâcherons en appellent désormais à l'arbitrage du président de la République. « C'est le père de la nation. Si ce n'est pas lui qui doit décider, on ne voit pas qui peut nous aider », a plaidé l'un des manifestants.
Le sit-in se poursuit sous la surveillance des agents de la sécurité publique, pendant que les activités à la direction générale de la E2C se déroulent, selon les observateurs, sans perturbation apparente.
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