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Publié
14 May 2026
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Les Diables Rouges face au chaos : le Congo aborde les éliminatoires de la CAN 2027 dans le flou le plus total
Sans sélectionneur, sans championnat national depuis deux ans et avec des stades fermés, la République du Congo se retrouve au bord du gouffre à l'approche du tirage au sort du 19 mai 2026
Le compte à rebours est lancé. La Coupe d'Afrique des Nations 2027, prévue du 19 juin au 17 juillet au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, approche à grands pas. Le tirage au sort des éliminatoires est fixé au mardi 19 mai 2026. Pourtant, pendant que d'autres nations africaines peaufinent leur stratégie et connaissent déjà leur feuille de route, le Congo, lui, nage en pleine incertitude.
Un vide inquiétant à la tête des Diables Rouges
Pas de sélectionneur, pas de championnat national depuis deux ans, des stades toujours fermés : le tableau est sombre. La situation a d'ailleurs largement alimenté les débats lors de l'émission Sport 45, où le journaliste sportif Belo Kissikila n'a pas mâché ses mots. Placé dans le pot des équipes les moins bien classées — le groupe 3 — le Congo s'expose mécaniquement à des adversaires redoutables dès le premier tour. Et la dernière sortie officielle des Diables Rouges ne rassure guère : une défaite 1-0 face au Maroc à Rabat, déjà loin dans les mémoires.
Des joueurs locaux hors compétition, des espoirs diaspora incertains
L'absence prolongée du championnat national a des conséquences directes et dramatiques sur le vivier de joueurs disponibles. Les pensionnaires des clubs historiques comme Otoho, Léopard ou Cara sont, selon Kissikila, soit en méforme, soit à l'arrêt complet. « Sans championnat depuis deux ans, comment voulez-vous qu'ils soient en forme ? C'est tout à fait normal », a-t-il souligné. Quant aux joueurs de la diaspora, leur connaissance du futur sélectionneur — quel qu'il soit — reste une inconnue de plus dans l'équation.
Le comité exécutif de la Fédération Congolaise de Football a lui-même reconnu que l'absence de compétition nationale fragilisait considérablement la préparation des sélections. Un constat amer, mais qui n'a pas encore suffi à déclencher une réaction à la hauteur de l'urgence.
Construire, pas rêver
Face à ce constat accablant, Belo Kissikila appelle à un changement radical de philosophie. Inutile, selon lui, de promettre une qualification à la CAN avec un sélectionneur nommé à la dernière minute. « Il faudrait arrêter de vendre le rêve aux Congolais. Nous sommes en phase de reconstruction », a-t-il martelé. Il plaide pour un manager bâtisseur, capable d'inscrire son travail dans la durée, et souligne au passage le drame des générations sacrifiées : les U17 et U20, absents des compétitions africaines depuis des années, auraient dû constituer le socle de l'équipe nationale actuelle.
L'espoir malgré tout
Malgré ce tableau peu reluisant, les supporters congolais gardent les yeux rivés sur l'horizon, espérant que leurs Diables Rouges retrouvent un jour la saveur d'une phase finale de CAN. La dernière participation remonte à 2015, en Guinée équatoriale. Onze longues années d'absence qui font mal, et qui rendent l'urgence d'agir d'autant plus criante.
Les prochaines semaines seront déterminantes. Le Congo saura-t-il, une fois encore, colmater les brèches in extremis ? Ou choisira-t-il enfin de construire sur des bases solides et durables ? La balle est dans le camp des autorités sportives. (DRTV/ Donald DEGOMA)
Un vide inquiétant à la tête des Diables Rouges
Pas de sélectionneur, pas de championnat national depuis deux ans, des stades toujours fermés : le tableau est sombre. La situation a d'ailleurs largement alimenté les débats lors de l'émission Sport 45, où le journaliste sportif Belo Kissikila n'a pas mâché ses mots. Placé dans le pot des équipes les moins bien classées — le groupe 3 — le Congo s'expose mécaniquement à des adversaires redoutables dès le premier tour. Et la dernière sortie officielle des Diables Rouges ne rassure guère : une défaite 1-0 face au Maroc à Rabat, déjà loin dans les mémoires.
Des joueurs locaux hors compétition, des espoirs diaspora incertains
L'absence prolongée du championnat national a des conséquences directes et dramatiques sur le vivier de joueurs disponibles. Les pensionnaires des clubs historiques comme Otoho, Léopard ou Cara sont, selon Kissikila, soit en méforme, soit à l'arrêt complet. « Sans championnat depuis deux ans, comment voulez-vous qu'ils soient en forme ? C'est tout à fait normal », a-t-il souligné. Quant aux joueurs de la diaspora, leur connaissance du futur sélectionneur — quel qu'il soit — reste une inconnue de plus dans l'équation.
Le comité exécutif de la Fédération Congolaise de Football a lui-même reconnu que l'absence de compétition nationale fragilisait considérablement la préparation des sélections. Un constat amer, mais qui n'a pas encore suffi à déclencher une réaction à la hauteur de l'urgence.
Construire, pas rêver
Face à ce constat accablant, Belo Kissikila appelle à un changement radical de philosophie. Inutile, selon lui, de promettre une qualification à la CAN avec un sélectionneur nommé à la dernière minute. « Il faudrait arrêter de vendre le rêve aux Congolais. Nous sommes en phase de reconstruction », a-t-il martelé. Il plaide pour un manager bâtisseur, capable d'inscrire son travail dans la durée, et souligne au passage le drame des générations sacrifiées : les U17 et U20, absents des compétitions africaines depuis des années, auraient dû constituer le socle de l'équipe nationale actuelle.
L'espoir malgré tout
Malgré ce tableau peu reluisant, les supporters congolais gardent les yeux rivés sur l'horizon, espérant que leurs Diables Rouges retrouvent un jour la saveur d'une phase finale de CAN. La dernière participation remonte à 2015, en Guinée équatoriale. Onze longues années d'absence qui font mal, et qui rendent l'urgence d'agir d'autant plus criante.
Les prochaines semaines seront déterminantes. Le Congo saura-t-il, une fois encore, colmater les brèches in extremis ? Ou choisira-t-il enfin de construire sur des bases solides et durables ? La balle est dans le camp des autorités sportives. (DRTV/ Donald DEGOMA)