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Publié
21 May 2026
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L'Église Kimbanguiste Hausse le Ton contre les Usurpateurs
Le Conseil national donne un ultimatum d'un mois aux groupes dissidents qui utilisent frauduleusement son identité en République du Congo
Le Conseil national de l'église kimbanguiste en République du Congo, conduit par le révérend Brice Voltaire Etou Obami, a brisé le silence le 20 mai dernier. Face à la presse, ses représentants ont dénoncé avec fermeté une pratique qui prend de l'ampleur : des groupements religieux et des individus qui s'approprient illégalement le nom, les emblèmes, les armoiries et l'identité de cette vénérable institution pour semer la confusion dans l'opinion publique et auprès des autorités.
Une église une et indivisible depuis 1921
Fondée le 6 avril 1921 par Simon Kimbangu à Nkamba Nouvelle Jérusalem, l'église kimbanguiste se définit comme une, indivisible et universelle. Ses textes fondamentaux ne laissent place à aucune ambiguïté : aucun titre de « chef spirituel adjoint » n'existe dans son organigramme. Cette fonction, brandie par certains dissidents pour asseoir une légitimité fictive, est tout simplement inconnue de ses statuts et de son règlement intérieur.
Or, depuis plusieurs années, des individus et groupes se sont séparés de l'institution mère pour constituer leurs propres organisations, avec leurs propres doctrines et structures. Ces derniers disposeraient même d'un siège établi au 876, avenue Monkoto, commune de Ngiri-Ngiri, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Dès lors, l'église kimbanguiste officielle est formelle : ces dissidents ne peuvent ni se réclamer de son autorité ni parler en son nom.
Une présence bien ancrée au Congo
Pour lever toute équivoque, le Conseil national a tenu à rappeler la cartographie précise de l'église en République du Congo. Le siège spirituel et international demeure à Nkamba, en RDC, ville sainte de référence pour tous les fidèles. Sur le sol congolais, la direction nationale est assurée par le révérend Brice Voltaire Etou Obami, depuis le 875, avenue des Trois Martyrs, Plateau de 15 ans, Moungali, à Brazzaville.
La capitale compte à elle seule huit paroisses officiellement reconnues, réparties dans différents arrondissements, de Poto-Poto à Bacongo en passant par Talangaï, Mikalou et Madibou. L'église est par ailleurs présente dans l'ensemble des départements du pays, avec notamment quatre paroisses implantées à Pointe-Noire.
Un mois pour cesser l'usurpation, sous peine de poursuites
Le ton de la déclaration ne souffre d'aucune interprétation. Le Conseil national accorde un délai d'un mois aux groupes concernés pour cesser toute utilisation du nom, des emblèmes et de l'identité kimbanguiste, renoncer à toute représentation abusive et adopter leur propre dénomination religieuse, conformément à la législation congolaise.
Passé ce délai, l'institution se réserve le droit d'engager toutes les procédures administratives et judiciaires nécessaires.
L'église appelle également les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires du Congo à veiller à ce que ces groupes exercent leurs activités sous leur propre identité juridique, afin de préserver l'ordre public et la paix sociale.
Un attachement réaffirmé à l'État congolais
En conclusion, le Conseil national a tenu à réaffirmer sa loyauté aux lois de la République et la qualité des relations historiques entre l'État congolais et l'église kimbanguiste. Les responsables ont exprimé leur gratitude au gouvernement et au président Denis Sassou N'Guesso pour l'attention qu'il accorde à l'œuvre spirituelle et morale de l'institution, ainsi qu'à la préservation de la paix religieuse dans le pays.
Une mise en garde claire, donc, qui sonne comme un avertissement sans appel : l'église kimbanguiste entend défendre son identité, son unité et son héritage, par tous les moyens que lui offre la loi. (DRTV)
Une église une et indivisible depuis 1921
Fondée le 6 avril 1921 par Simon Kimbangu à Nkamba Nouvelle Jérusalem, l'église kimbanguiste se définit comme une, indivisible et universelle. Ses textes fondamentaux ne laissent place à aucune ambiguïté : aucun titre de « chef spirituel adjoint » n'existe dans son organigramme. Cette fonction, brandie par certains dissidents pour asseoir une légitimité fictive, est tout simplement inconnue de ses statuts et de son règlement intérieur.
Or, depuis plusieurs années, des individus et groupes se sont séparés de l'institution mère pour constituer leurs propres organisations, avec leurs propres doctrines et structures. Ces derniers disposeraient même d'un siège établi au 876, avenue Monkoto, commune de Ngiri-Ngiri, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Dès lors, l'église kimbanguiste officielle est formelle : ces dissidents ne peuvent ni se réclamer de son autorité ni parler en son nom.
Une présence bien ancrée au Congo
Pour lever toute équivoque, le Conseil national a tenu à rappeler la cartographie précise de l'église en République du Congo. Le siège spirituel et international demeure à Nkamba, en RDC, ville sainte de référence pour tous les fidèles. Sur le sol congolais, la direction nationale est assurée par le révérend Brice Voltaire Etou Obami, depuis le 875, avenue des Trois Martyrs, Plateau de 15 ans, Moungali, à Brazzaville.
La capitale compte à elle seule huit paroisses officiellement reconnues, réparties dans différents arrondissements, de Poto-Poto à Bacongo en passant par Talangaï, Mikalou et Madibou. L'église est par ailleurs présente dans l'ensemble des départements du pays, avec notamment quatre paroisses implantées à Pointe-Noire.
Un mois pour cesser l'usurpation, sous peine de poursuites
Le ton de la déclaration ne souffre d'aucune interprétation. Le Conseil national accorde un délai d'un mois aux groupes concernés pour cesser toute utilisation du nom, des emblèmes et de l'identité kimbanguiste, renoncer à toute représentation abusive et adopter leur propre dénomination religieuse, conformément à la législation congolaise.
Passé ce délai, l'institution se réserve le droit d'engager toutes les procédures administratives et judiciaires nécessaires.
L'église appelle également les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires du Congo à veiller à ce que ces groupes exercent leurs activités sous leur propre identité juridique, afin de préserver l'ordre public et la paix sociale.
Un attachement réaffirmé à l'État congolais
En conclusion, le Conseil national a tenu à réaffirmer sa loyauté aux lois de la République et la qualité des relations historiques entre l'État congolais et l'église kimbanguiste. Les responsables ont exprimé leur gratitude au gouvernement et au président Denis Sassou N'Guesso pour l'attention qu'il accorde à l'œuvre spirituelle et morale de l'institution, ainsi qu'à la préservation de la paix religieuse dans le pays.
Une mise en garde claire, donc, qui sonne comme un avertissement sans appel : l'église kimbanguiste entend défendre son identité, son unité et son héritage, par tous les moyens que lui offre la loi. (DRTV)