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Publié
06 Oct 2026
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Journée mondiale des enseignants : au Congo, une profession en quête de ses droits
Célébrée le 5 octobre, la 60e édition place le personnel enseignant au cœur de l'avenir de l'éducation. Mais au Congo, entre classes pléthoriques, statut non accompagné financièrement et grèves récurrentes, les enseignants peinent à jouir de leurs droits.
Rappeler l'importance de protéger les droits des enseignants, d'améliorer leurs conditions de travail et de valoriser leur rôle indispensable dans la transformation de l'éducation et de la société : tel est l'enjeu de la Journée mondiale des enseignants, célébrée le 5 octobre de chaque année. Au Congo, la coïncidence est amère : alors que le monde célèbre la profession, les enseignants congolais peinent à jouir de leurs droits.
« Un ventre affamé ne peut pas produire un bon travail »
Monsieur Mwanda, professeur certifié du lycée, promotion 2017, est membre de la CDP, la Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l'enseignement. Son constat est sans appel : « Mes droits ne sont pas respectés. »
Il pointe d'abord des « classes très pléthoriques », première difficulté rencontrée sur le terrain. Mais la plus grosse difficulté, selon lui, tient à l'accompagnement : « Vous savez, quand on travaille, il faut être armé. Quelqu'un, un ventre affamé, ne peut pas produire un bon travail. »
Recrutement et statut : le cahier de charges de la CDP
Ce bénévole de l'enseignement estime que l'État connaît le cahier de charges actuel de la CDP. « En tant que finaliste, la première tâche pour l'État, c'est de recruter les enseignants. Et ensuite, pour ceux qui sont recrutés, il y a beaucoup de choses à faire », explique-t-il.
Il évoque notamment le statut particulier de l'enseignant : « Administrativement, il s'est avancé, mais financièrement, il n'y a pas un accompagnement financier sur ce statut particulier. »
L'enseignement supérieur en otage
Même réalité du côté de l'enseignement supérieur. Les grèves récurrentes des enseignants de l'université Marien Ngouabi, qui revendiquent leurs droits, impactent directement la formation des étudiants.
Ces derniers témoignent d'un rythme d'apprentissage bouleversé : « Oui, c'est un peu trop accéléré, parce qu'on n'a pas assez de temps, le temps de bien apprendre. Ce n'est pas pour rien qu'on a mis que ça devrait être des semestres. C'est parce que la formation doit être longue et bien assurée. Cependant, nous, ici, ce n'est pas vraiment ça qui se passe. », déplore un étudiant, avant de lancer un appel : « Le gouvernement doit arranger leurs conditions de travail pour nous faciliter. »
Le mouvement des élèves et étudiants vigilant
La non-prise en compte par le gouvernement de certaines revendications des enseignants préoccupe également le mouvement des élèves et étudiants du Congo : « Par rapport aux rumeurs, l'intersyndicale des enseignants et du personnel de l'université Marien Ngouabi vont se réunir en congrès dans peu de temps pour évaluer la situation », indique-t-il.
Des décennies de promesses non tenues
Depuis des décennies, les enseignants congolais dénoncent le non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant l'amélioration de leurs conditions de travail. Un climat de défiance qui, au fil du temps, a fait perdre au Congo sa place de choix en Afrique subsaharienne en matière d'éducation de qualité.
60 ans de recommandations
La Journée mondiale des enseignants trouve ses origines dans l'adoption, en 1966 par les Nations unies, de la recommandation OIT-UNESCO concernant la condition du personnel enseignant. Cette 60e édition est célébrée sous le thème : « Aux côtés du personnel enseignant, 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs. » (DRTV)
« Un ventre affamé ne peut pas produire un bon travail »
Monsieur Mwanda, professeur certifié du lycée, promotion 2017, est membre de la CDP, la Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l'enseignement. Son constat est sans appel : « Mes droits ne sont pas respectés. »
Il pointe d'abord des « classes très pléthoriques », première difficulté rencontrée sur le terrain. Mais la plus grosse difficulté, selon lui, tient à l'accompagnement : « Vous savez, quand on travaille, il faut être armé. Quelqu'un, un ventre affamé, ne peut pas produire un bon travail. »
Recrutement et statut : le cahier de charges de la CDP
Ce bénévole de l'enseignement estime que l'État connaît le cahier de charges actuel de la CDP. « En tant que finaliste, la première tâche pour l'État, c'est de recruter les enseignants. Et ensuite, pour ceux qui sont recrutés, il y a beaucoup de choses à faire », explique-t-il.
Il évoque notamment le statut particulier de l'enseignant : « Administrativement, il s'est avancé, mais financièrement, il n'y a pas un accompagnement financier sur ce statut particulier. »
L'enseignement supérieur en otage
Même réalité du côté de l'enseignement supérieur. Les grèves récurrentes des enseignants de l'université Marien Ngouabi, qui revendiquent leurs droits, impactent directement la formation des étudiants.
Ces derniers témoignent d'un rythme d'apprentissage bouleversé : « Oui, c'est un peu trop accéléré, parce qu'on n'a pas assez de temps, le temps de bien apprendre. Ce n'est pas pour rien qu'on a mis que ça devrait être des semestres. C'est parce que la formation doit être longue et bien assurée. Cependant, nous, ici, ce n'est pas vraiment ça qui se passe. », déplore un étudiant, avant de lancer un appel : « Le gouvernement doit arranger leurs conditions de travail pour nous faciliter. »
Le mouvement des élèves et étudiants vigilant
La non-prise en compte par le gouvernement de certaines revendications des enseignants préoccupe également le mouvement des élèves et étudiants du Congo : « Par rapport aux rumeurs, l'intersyndicale des enseignants et du personnel de l'université Marien Ngouabi vont se réunir en congrès dans peu de temps pour évaluer la situation », indique-t-il.
Des décennies de promesses non tenues
Depuis des décennies, les enseignants congolais dénoncent le non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant l'amélioration de leurs conditions de travail. Un climat de défiance qui, au fil du temps, a fait perdre au Congo sa place de choix en Afrique subsaharienne en matière d'éducation de qualité.
60 ans de recommandations
La Journée mondiale des enseignants trouve ses origines dans l'adoption, en 1966 par les Nations unies, de la recommandation OIT-UNESCO concernant la condition du personnel enseignant. Cette 60e édition est célébrée sous le thème : « Aux côtés du personnel enseignant, 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs. » (DRTV)