ACTUALITÉ
Publié
17 Jun 2026
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Journée de l’enfant africain 2026 : L’eau et l’hygiène, des droits encore bafoués
À Brazzaville, les enfants brisent le silence sur une crise sanitaire oubliée
Chaque 16 juin, l’Afrique se souvient. En 1976, à Soweto, des centaines d’enfants, manifestant pour leurs droits, étaient fauchés par les balles du régime de l’apartheid. Depuis 1991, cette date est dédiée à la Journée de l’enfant africain, une commémoration instaurée par l’Organisation de l’unité africaine pour honorer leur sacrifice et rappeler les défis persistants du continent.
Cette année, à Brazzaville, la célébration a pris une résonance particulière. En présence des autorités politico-administratives, des membres du gouvernement et des organisations internationales, ce ne sont pas des jouets ou des bonbons que les enfants ont réclamés, mais l’essentiel : la vie.
À travers la voix de Lucia BOUENITELAMIO, présidente du Parlement des enfants, ils ont brisé l’illusion d’un progrès généralisé, révélant une réalité crue et trop souvent ignorée.
« L’eau, ce n’est pas un robinet, c’est la vie »
Dans un discours poignant, Lucia BOUENITELAMIO a rappelé que le manque d’infrastructures sanitaires ne plonge pas seulement les enfants dans la précarité, mais les expose à des maladies hydriques et, surtout, à l’échec scolaire. « Imaginez aller à l'école sans eau pour boire, sans endroit propre pour se laver les mains ou sans toilette décente. Imaginez avoir vos règles sans espace pour se laver et se changer. Est-ce normal ? Non. », a-t-elle lancé, soulignant que trop d’enfants en Afrique, et même au Congo, parcourent encore des kilomètres pour trouver de l’eau ou tombent malades à cause d’une eau insalubre.
Pour une fille, cette situation est particulièrement dramatique : « Aller à l'école sans toilette propre ni lavage des mains nuit gravement à notre santé, à notre éducation et à notre dignité. »
Un engagement renouvelé, mais des actions attendues
Face à ce constat accablant, les membres du gouvernement présents, ainsi que les organisations internationales, ont renouvelé leur engagement à œuvrer aux côtés du ministre des Affaires sociales pour que ces recommandations soient enfin prises en compte. La cérémonie de ce 16 juin 2026 a ainsi servi de miroir tendu à une réalité trop souvent minimisée.
Le thème de cette année, « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », résume à lui seul l’urgence d’agir. Car, comme l’ont rappelé les enfants de Brazzaville, l’eau et l’hygiène ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux.
(DRTV /Verlène Djaud)
Cette année, à Brazzaville, la célébration a pris une résonance particulière. En présence des autorités politico-administratives, des membres du gouvernement et des organisations internationales, ce ne sont pas des jouets ou des bonbons que les enfants ont réclamés, mais l’essentiel : la vie.
À travers la voix de Lucia BOUENITELAMIO, présidente du Parlement des enfants, ils ont brisé l’illusion d’un progrès généralisé, révélant une réalité crue et trop souvent ignorée.
« L’eau, ce n’est pas un robinet, c’est la vie »
Dans un discours poignant, Lucia BOUENITELAMIO a rappelé que le manque d’infrastructures sanitaires ne plonge pas seulement les enfants dans la précarité, mais les expose à des maladies hydriques et, surtout, à l’échec scolaire. « Imaginez aller à l'école sans eau pour boire, sans endroit propre pour se laver les mains ou sans toilette décente. Imaginez avoir vos règles sans espace pour se laver et se changer. Est-ce normal ? Non. », a-t-elle lancé, soulignant que trop d’enfants en Afrique, et même au Congo, parcourent encore des kilomètres pour trouver de l’eau ou tombent malades à cause d’une eau insalubre.
Pour une fille, cette situation est particulièrement dramatique : « Aller à l'école sans toilette propre ni lavage des mains nuit gravement à notre santé, à notre éducation et à notre dignité. »
Un engagement renouvelé, mais des actions attendues
Face à ce constat accablant, les membres du gouvernement présents, ainsi que les organisations internationales, ont renouvelé leur engagement à œuvrer aux côtés du ministre des Affaires sociales pour que ces recommandations soient enfin prises en compte. La cérémonie de ce 16 juin 2026 a ainsi servi de miroir tendu à une réalité trop souvent minimisée.
Le thème de cette année, « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique », résume à lui seul l’urgence d’agir. Car, comme l’ont rappelé les enfants de Brazzaville, l’eau et l’hygiène ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux.
(DRTV /Verlène Djaud)