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ACTUALITÉ Publié 08 May 2026 11 vues

James Gassongo dissèque les pathologies d'une société sans boussole

Avec « Les malades en vadrouille », l'écrivain signe un recueil de nouvelles corrosif et lucide, porté par une plume satirique qui ausculte sans concession les maux du temps présent.

James Gassongo dissèque les pathologies d'une société sans boussole
Du chômage à la corruption, de la délinquance à la démence morale, James Gassongo dresse dans ce recueil un tableau clinique et implacable d'une société que rien ne semble plus pouvoir guérir d'elle-même.

Il y a dans l'écriture de James Gassongo quelque chose qui tient à la fois de l'acte médical et du réquisitoire. Avec Les malades en vadrouille, son nouveau recueil paru aux éditions Les Lys Bleus de France, l'auteur confirme ce que ses lecteurs pressentaient déjà depuis Tuez-le nous, le couloir de la mort : il s'est donné pour mission de nommer ce qui se dérègle, de cartographier les fractures invisibles qui lézardent le tissu social, avec la précision du chirurgien et l'impertinence du satiriste.

Structuré en huit nouvelles de tonalités variées, l'ouvrage déploie un regard panoramique sur une société que l'auteur perçoit comme profondément malade. Spirituel, charnel, psychologique : aucun registre de l'existence humaine n'échappe à cette plume qui jongle habilement entre métaphore, ironie et satire. Le moqueur et l'acerbe s'y côtoient, créant une tension narrative qui tient le lecteur en haleine tout en l'amenant à se questionner.

« Le noir symbolise la tristesse qui imprègne ce monde, tandis que le blanc renvoie àl'universalité des situations décrites. »

— James Gassongo, à propos de la couverture

La couverture elle-même est un programme : choisie en noir et blanc, elle annonce dès le premier regard l'ambition universelle du propos. Pas d'exotisme, pas de couleur locale complaisante. Gassongo vise large — ou plutôt vise juste, là où les sociétés contemporaines peinent à se regarder en face.

Parmi les figures qui traversent ces nouvelles, celle de Nadine s'impose comme l'incarnation la plus saisissante de cette perte de repères moraux. Personnage trouble et révélateur, elle cristallise ce que l'auteur cherche à mettre en lumière : non pas des individus foncièrement mauvais, mais des êtres désorientés, emportés par des courants qu'ils ne maîtrisent plus.

C'est peut-être là la force principale de ce recueil : il accuse sans condamner, dénonce sans absoudre. Le public a répondu présent. Depuis sa sortie, l'ouvrage suscite autant l'adhésion que l'interrogation — signe que Gassongo a visé quelque chose de vif. Les critiques, unanimes, saluent la pertinence et l'actualité des thématiques abordées, confirmant que cet auteur, loin d'écrire pour l'instant, écrit pour la durée.
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