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Publié
10 Oct 2026
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Escroquerie à l'emploi public : trois ans de prison ferme pour trois prévenus à Brazzaville
La sixième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Brazzaville a condamné trois hommes impliqués dans un trafic de prétendues intégrations dans la fonction publique. Le parquet en profite pour lancer un avertissement solennel et inviter les victimes à porter plainte.
La justice congolaise a tranché. Judicael Bienvenu Nanitelamio, Cephas Ibamessongo et Papy Mindy, alias « le Conseiller », ont été reconnus coupables du délit d'escroquerie qui leur était reproché et condamnés, chacun, à trois ans de prison ferme et à une amende ferme de 240 000 francs CFA, a prononcé de la sixième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Brazzaville, Fall Tsoumou. Le tribunal leur accorde toutefois un délai de trois mois, courant à compter du jour où la condamnation deviendra définitive, pour s'acquitter de l'ensemble des paiements mis à leur charge auprès du Trésor public.
L'espoir d'un emploi exploité
Les faits remontent à l'audience du 24 septembre, au cours de laquelle le ministère public avait exposé le mécanisme de l'escroquerie. Les trois prévenus auraient exploité l'espoir d'un recrutement dans la fonction publique en faisant croire à trois femmes qu'elles pouvaient y obtenir un emploi, moyennant des versements d'argent en échange de prétendues facilités d'accès. L'une des victimes aurait ainsi remis d'importantes sommes aux escrocs présumés.
« La foudre de la loi »
Au-delà du verdict, le parquet entend donner à cette affaire une portée exemplaire. « Ceux qui oseront déposséder, continuer à utiliser cette pratique pour dépouiller le Congolais de son minimum vital, verront la foudre de la loi s'abattre sur eux dans la plénitude de sa force contraignante », a averti le procureur Minorve Gachard Kombanguia, représentant le ministère public, rappelant que l'éradication de la délinquance sur toute l'étendue du ressort du parquet figure parmi ses priorités.
De nouveaux ennuis judiciaires pour « le Conseiller »
Pour Papy Mindy, alias « le Conseiller », les démêlés avec la justice ne s'arrêtent pas à cette condamnation. Alors que le dossier était encore en attente, le parquet de la République a été saisi par d'autres victimes pour des faits présumés d'abus de confiance, liés cette fois à des promesses de recrutement dans la fonction publique. « Juste après que ce dossier sera passé, une nouvelle séance d'instruction va s'ouvrir », a souligné le représentant du ministère public, qualifiant le prévenu « d'entrepreneur du mal ».
Un appel aux victimes
Le parquet en profite pour lancer un message aux Congolais victimes de pratiques similaires : « Tous ceux qui ont remis des dossiers à des personnes non habilitées et versé d'importantes sommes d'argent en contrepartie d'une prétendue intégration au sein de la fonction publique, que la porte du parquet de la République est grandement ouverte. » Le ministère public appelle donc les plaignants potentiels à venir déposer plainte, afin que les auteurs soient recherchés, les responsabilités identifiées et les coupables poursuivis.
Cette condamnation constitue un signal fort dans la lutte contre les trafics d'influence liés aux recrutements dans l'administration congolaise, un phénomène qui prospère sur le chômage et l'aspiration de nombreux Congolais à un emploi public. (DRTV)
La justice congolaise a tranché. Judicael Bienvenu Nanitelamio, Cephas Ibamessongo et Papy Mindy, alias « le Conseiller », ont été reconnus coupables du délit d'escroquerie qui leur était reproché et condamnés, chacun, à trois ans de prison ferme et à une amende ferme de 240 000 francs CFA, a prononcé de la sixième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Brazzaville, Fall Tsoumou. Le tribunal leur accorde toutefois un délai de trois mois, courant à compter du jour où la condamnation deviendra définitive, pour s'acquitter de l'ensemble des paiements mis à leur charge auprès du Trésor public.
L'espoir d'un emploi exploité
Les faits remontent à l'audience du 24 septembre, au cours de laquelle le ministère public avait exposé le mécanisme de l'escroquerie. Les trois prévenus auraient exploité l'espoir d'un recrutement dans la fonction publique en faisant croire à trois femmes qu'elles pouvaient y obtenir un emploi, moyennant des versements d'argent en échange de prétendues facilités d'accès. L'une des victimes aurait ainsi remis d'importantes sommes aux escrocs présumés.
« La foudre de la loi »
Au-delà du verdict, le parquet entend donner à cette affaire une portée exemplaire. « Ceux qui oseront déposséder, continuer à utiliser cette pratique pour dépouiller le Congolais de son minimum vital, verront la foudre de la loi s'abattre sur eux dans la plénitude de sa force contraignante », a averti le procureur Minorve Gachard Kombanguia, représentant le ministère public, rappelant que l'éradication de la délinquance sur toute l'étendue du ressort du parquet figure parmi ses priorités.
De nouveaux ennuis judiciaires pour « le Conseiller »
Pour Papy Mindy, alias « le Conseiller », les démêlés avec la justice ne s'arrêtent pas à cette condamnation. Alors que le dossier était encore en attente, le parquet de la République a été saisi par d'autres victimes pour des faits présumés d'abus de confiance, liés cette fois à des promesses de recrutement dans la fonction publique. « Juste après que ce dossier sera passé, une nouvelle séance d'instruction va s'ouvrir », a souligné le représentant du ministère public, qualifiant le prévenu « d'entrepreneur du mal ».
Un appel aux victimes
Le parquet en profite pour lancer un message aux Congolais victimes de pratiques similaires : « Tous ceux qui ont remis des dossiers à des personnes non habilitées et versé d'importantes sommes d'argent en contrepartie d'une prétendue intégration au sein de la fonction publique, que la porte du parquet de la République est grandement ouverte. » Le ministère public appelle donc les plaignants potentiels à venir déposer plainte, afin que les auteurs soient recherchés, les responsabilités identifiées et les coupables poursuivis.
Cette condamnation constitue un signal fort dans la lutte contre les trafics d'influence liés aux recrutements dans l'administration congolaise, un phénomène qui prospère sur le chômage et l'aspiration de nombreux Congolais à un emploi public. (DRTV)