ACTUALITÉ
Publié
16 Jun 2026
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Crise au sein de l’Église Kimbanguiste : Les Bana 26 prônent la paix, l’unité et la réconciliation pour surmonter 24 ans de divisions
Face aux tensions internes, les partisans de la ligne conservatrice appellent au dialogue et au respect des valeurs spirituelles fondatrices
L’Église Kimbanguiste traverse une période de turbulence depuis plus de deux décennies, opposant deux courants au sein de la communauté : les Bana 26 (ou 26 égal 1), fidèles aux idéaux originels du mouvement, et le camp dirigé par l’actuel chef spirituel, associé à la ligne 3 égal 1, accusé de s’écarter des préceptes traditionnels. Pour tenter de sortir de cette crise, les Bana 26 ont organisé, le 13 juin 2026, une conférence de presse à leur paroisse centrale de Nganga-Lingolo, à Brazzaville. L’objectif ? Présenter leur vision d’une Église unie, apaisée, et recentrée sur les valeurs de paix, d’unité et de réconciliation laissées par Papa Simon Kimbangu Kiangani, l’Envoyé spécial.
Une crise aux racines profondes
Selon les intervenants — parmi lesquels le docteur Kevin Damase Gambio (ancien membre du secrétariat général de l’Église), le révérend Antoine Kassambe (coordonnateur des Bana 26) et le révérend pasteur Patrice Ndzion (dirigeant de l’Église en France) — la discorde trouve son origine dans les résolutions de l’assemblée générale extraordinaire de 2002. Ces décisions auraient creusé des divisions au sein de la communauté, alimentant incompréhensions et tensions entre les différentes branches de la descendance de Simon Kimbangu.
Les Bana 26 dénoncent une gestion "charnelle" de la crise par l’autre camp, marquée par des procédures judiciaires, des rapports de force et un oubli des valeurs pacifistes prônées par le fondateur. Pour eux, la solution ne réside pas dans les tribunaux, mais dans un dialogue sincère entre les descendants du prophète, conformément aux enseignements bibliques et aux conseils des sages, dont ceux de la Première Dame Antoinette Sassou N’Guesso.
Un appel à la préservation de l’héritage spirituel
Lors de la conférence, placée sous le thème « Paix, unité et réconciliation pour une Église Kimbanguiste forte et réunifiée », les orateurs ont réaffirmé leur attachement aux valeurs fondatrices : amour, fraternité, concorde et vivre-ensemble. « La paix demeure la voie privilégiée pour résoudre les différends religieux », ont-ils insisté, rappelant que l’Église ne peut être réunifiée par la contrainte, mais par la vérité, le respect mutuel et le pardon.
Les Bana 26 ont également rejeté l’idée d’être des dissidents ou les membres d’une nouvelle Église. « Nous restons pleinement attachés à l’Église Kimbanguiste fondée par Simon Kimbangu et reconnaissons Son Éminence Simon Kimbangu Kiangani comme Chef spirituel », ont-ils précisé, tout en appelant à renforcer l’unité ecclésiale et à préserver celle de la postérité consanguine du fondateur.
Un appel aux autorités et aux fidèles
S’adressant aux pouvoirs publics, les Bana 26 ont sollicité leur accompagnement pour favoriser le retour à la concorde. « Nous appelons le président de la République à poursuivre son rôle de garant de la paix et de la cohésion nationale », ont-ils déclaré. Aux fidèles, ils ont lancé un appel à la tolérance, au dialogue et à la prière, conditions essentielles pour une réconciliation durable.
L’espoir d’une Église réunifiée
Vingt-quatre ans après le début de la crise, les Bana 26 restent convaincus que l’unité est possible. « Si les hommes n’y parviennent pas, Dieu lui-même mettra fin à cette crise », ont-ils affirmé, exprimant leur foi en une Église inclusive et résiliente. La rencontre s’est conclue par un échange avec les journalistes et la lecture d’un message final, réitérant leur engagement en faveur de la paix et de la fraternité.(DRTV)
Une crise aux racines profondes
Selon les intervenants — parmi lesquels le docteur Kevin Damase Gambio (ancien membre du secrétariat général de l’Église), le révérend Antoine Kassambe (coordonnateur des Bana 26) et le révérend pasteur Patrice Ndzion (dirigeant de l’Église en France) — la discorde trouve son origine dans les résolutions de l’assemblée générale extraordinaire de 2002. Ces décisions auraient creusé des divisions au sein de la communauté, alimentant incompréhensions et tensions entre les différentes branches de la descendance de Simon Kimbangu.
Les Bana 26 dénoncent une gestion "charnelle" de la crise par l’autre camp, marquée par des procédures judiciaires, des rapports de force et un oubli des valeurs pacifistes prônées par le fondateur. Pour eux, la solution ne réside pas dans les tribunaux, mais dans un dialogue sincère entre les descendants du prophète, conformément aux enseignements bibliques et aux conseils des sages, dont ceux de la Première Dame Antoinette Sassou N’Guesso.
Un appel à la préservation de l’héritage spirituel
Lors de la conférence, placée sous le thème « Paix, unité et réconciliation pour une Église Kimbanguiste forte et réunifiée », les orateurs ont réaffirmé leur attachement aux valeurs fondatrices : amour, fraternité, concorde et vivre-ensemble. « La paix demeure la voie privilégiée pour résoudre les différends religieux », ont-ils insisté, rappelant que l’Église ne peut être réunifiée par la contrainte, mais par la vérité, le respect mutuel et le pardon.
Les Bana 26 ont également rejeté l’idée d’être des dissidents ou les membres d’une nouvelle Église. « Nous restons pleinement attachés à l’Église Kimbanguiste fondée par Simon Kimbangu et reconnaissons Son Éminence Simon Kimbangu Kiangani comme Chef spirituel », ont-ils précisé, tout en appelant à renforcer l’unité ecclésiale et à préserver celle de la postérité consanguine du fondateur.
Un appel aux autorités et aux fidèles
S’adressant aux pouvoirs publics, les Bana 26 ont sollicité leur accompagnement pour favoriser le retour à la concorde. « Nous appelons le président de la République à poursuivre son rôle de garant de la paix et de la cohésion nationale », ont-ils déclaré. Aux fidèles, ils ont lancé un appel à la tolérance, au dialogue et à la prière, conditions essentielles pour une réconciliation durable.
L’espoir d’une Église réunifiée
Vingt-quatre ans après le début de la crise, les Bana 26 restent convaincus que l’unité est possible. « Si les hommes n’y parviennent pas, Dieu lui-même mettra fin à cette crise », ont-ils affirmé, exprimant leur foi en une Église inclusive et résiliente. La rencontre s’est conclue par un échange avec les journalistes et la lecture d’un message final, réitérant leur engagement en faveur de la paix et de la fraternité.(DRTV)