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Publié
27 Jun 2026
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CHU-B : Le Pr Alexis Raoul Thierry Ngombet sonne la mobilisation générale pour « sauver la maison »
Face Ă une crise financiĂšre et organisationnelle sans prĂ©cĂ©dent, le directeur gĂ©nĂ©ral du CHU de Brazzaville appelle Ă lâunitĂ©, Ă la discipline et Ă la responsabilitĂ© collective pour redonner ses lettres de noblesse Ă lâinstitution
Le Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B) traverse lâune des pĂ©riodes les plus sombres de son histoire. Hier, dans lâauditorium de lâĂ©tablissement, le professeur Alexis Raoul Thierry Ngombet, directeur gĂ©nĂ©ral, a rĂ©uni les chefs de service pour un Ă©change franc et direct. Lâobjectif ? Sensibiliser, mobiliser et restaurer la confiance dans une institution minĂ©e par des mois de difficultĂ©s financiĂšres, des retards de salaires, et des dĂ©rives professionnelles qui menacent sa rĂ©putation.
Une crise profonde et multiforme
Le ton Ă©tait grave, parfois Ă©mouvant. Devant un parterre de responsables mĂ©dico-cliniques, le Pr Ngombet nâa pas Ă©ludĂ© les rĂ©alitĂ©s : « Les patrons et lâĂąme des services, câest vous. Battez-vous pour que le CHU-B ne meure pas, malgrĂ© la duretĂ© des temps », a-t-il lancĂ©. Les dĂ©fis sont immenses : quatre mois dâarriĂ©rĂ©s de salaires, une subvention Ă©tatique irrĂ©guliĂšre, des contraintes de fonctionnement croissantes, et une pression accrue sur les Ă©paules de ceux qui portent lâhĂŽpital universitaire, fleuron du systĂšme sanitaire congolais.
Pourtant, le directeur gĂ©nĂ©ral refuse le fatalisme. « Le CHU-B vit les mĂȘmes problĂšmes depuis plus de vingt ans. Nous nâavons pas perdu la passion du mĂ©tier. Jâai peur que vous perdiez cette passion au contact de cette dure rĂ©alitĂ© », a-t-il confiĂ©, rappelant que les difficultĂ©s ne datent pas dâhier.
Des dérives inacceptables
Le Pr Ngombet a pointĂ© du doigt des comportements incompatibles avec la mission dâun hĂŽpital universitaire : absentĂ©isme, abandon des services, nĂ©gligence dans la prise en charge des patients, et mĂȘme des perceptions illicites dâargent. « Ce nâest pas parce que certains se comportent ainsi quâil faut jeter lâopprobre sur tout le personnel », a-t-il nuancĂ©, reconnaissant que « la majoritĂ© continue Ă faire des efforts ».
Il a appelĂ© les chefs de service Ă restaurer les valeurs professionnelles et Ă dĂ©fendre lâimage de leur institution, tout en les invitant Ă dialoguer directement avec la direction plutĂŽt que de laisser les frustrations ĂȘtre amplifiĂ©es par des « pĂ©cheurs en eau trouble ».
Des chantiers en cours malgré tout
MalgrĂ© les tensions financiĂšres, des projets avancent. Les services de nĂ©onatologie et des soins intensifs pĂ©diatriques ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©novĂ©s. Les travaux se poursuivent aux urgences et en pĂ©diatrie, tandis que la rĂ©habilitation du grand bloc opĂ©ratoire et de la tour chirurgicale reste une prioritĂ©. « Dans deux ou trois mois, le CHU devrait se doter dâun Ă©quipement de radiologie standard. Les laboratoires pourront fonctionner de façon optimale », a annoncĂ© le Pr Ngombet.
Au-delĂ des infrastructures, il souhaite accĂ©lĂ©rer les rĂ©formes organisationnelles, avec la relance de lâinternat et de lâassistanat hospitaliers, ainsi que la crĂ©ation de quatre grands pĂŽles hospitalo-universitaires (mĂ©decine, chirurgie, obstĂ©trique, pĂ©diatrie). « Ces chantiers renforceront la gouvernance et amĂ©lioreront la qualitĂ© des soins », a-t-il soulignĂ©.
Un dialogue ouvert et continu
La rencontre du 26 juin 2026 a aussi permis dâaborder les prĂ©occupations des chefs de service, dont certains ont regrettĂ© de ne pas ĂȘtre associĂ©s aux projets de rĂ©habilitation. « Nous prenons cela sur nous. Câest un manquement que nous allons corriger », a reconnu le directeur gĂ©nĂ©ral.
InterrogĂ© sur la fin des travaux de la tour chirurgicale, il sâest montrĂ© prudent mais optimiste : « Nous allons essayer de tout faire pour terminer avant la fin de lâannĂ©e. Cela peut se faire avant, mais câest difficile ».
Un appel Ă lâespoir et Ă la responsabilitĂ© collective
Ă lâissue de cette rencontre, le Pr Ngombet a rĂ©affirmĂ© sa volontĂ© de maintenir le dialogue avec lâensemble du personnel. Les responsables paramĂ©dicaux et administratifs seront reçus la semaine prochaine. « Le CHU traverse des moments difficiles, comme lâensemble des services sociaux du pays. Mais nous avons lâassurance du gouvernement que des efforts sont entrepris pour sortir de cette pĂ©riode », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Concernant les salaires, il a tentĂ© de rassurer : « Les informations que nous avons des pouvoirs publics indiquent que le salaire pourra ĂȘtre payĂ© dans les quarante-huit heures, et le reste suivra progressivement ».
Conclusion : Un défi collectif
Le message du Pr Alexis Raoul Thierry Ngombet est clair : le CHU-B ne pourra retrouver ses lettres de noblesse quâĂ travers la responsabilitĂ© collective, le dialogue, la discipline et la prĂ©servation des valeurs mĂ©dicales. « MalgrĂ© une conjoncture difficile, nous demandons Ă nos collaborateurs de ne pas perdre espoir, de garder la passion du mĂ©tier et de penser avant tout aux malades », a-t-il conclu. (DRTV)
Une crise profonde et multiforme
Le ton Ă©tait grave, parfois Ă©mouvant. Devant un parterre de responsables mĂ©dico-cliniques, le Pr Ngombet nâa pas Ă©ludĂ© les rĂ©alitĂ©s : « Les patrons et lâĂąme des services, câest vous. Battez-vous pour que le CHU-B ne meure pas, malgrĂ© la duretĂ© des temps », a-t-il lancĂ©. Les dĂ©fis sont immenses : quatre mois dâarriĂ©rĂ©s de salaires, une subvention Ă©tatique irrĂ©guliĂšre, des contraintes de fonctionnement croissantes, et une pression accrue sur les Ă©paules de ceux qui portent lâhĂŽpital universitaire, fleuron du systĂšme sanitaire congolais.
Pourtant, le directeur gĂ©nĂ©ral refuse le fatalisme. « Le CHU-B vit les mĂȘmes problĂšmes depuis plus de vingt ans. Nous nâavons pas perdu la passion du mĂ©tier. Jâai peur que vous perdiez cette passion au contact de cette dure rĂ©alitĂ© », a-t-il confiĂ©, rappelant que les difficultĂ©s ne datent pas dâhier.
Des dérives inacceptables
Le Pr Ngombet a pointĂ© du doigt des comportements incompatibles avec la mission dâun hĂŽpital universitaire : absentĂ©isme, abandon des services, nĂ©gligence dans la prise en charge des patients, et mĂȘme des perceptions illicites dâargent. « Ce nâest pas parce que certains se comportent ainsi quâil faut jeter lâopprobre sur tout le personnel », a-t-il nuancĂ©, reconnaissant que « la majoritĂ© continue Ă faire des efforts ».
Il a appelĂ© les chefs de service Ă restaurer les valeurs professionnelles et Ă dĂ©fendre lâimage de leur institution, tout en les invitant Ă dialoguer directement avec la direction plutĂŽt que de laisser les frustrations ĂȘtre amplifiĂ©es par des « pĂ©cheurs en eau trouble ».
Des chantiers en cours malgré tout
MalgrĂ© les tensions financiĂšres, des projets avancent. Les services de nĂ©onatologie et des soins intensifs pĂ©diatriques ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©novĂ©s. Les travaux se poursuivent aux urgences et en pĂ©diatrie, tandis que la rĂ©habilitation du grand bloc opĂ©ratoire et de la tour chirurgicale reste une prioritĂ©. « Dans deux ou trois mois, le CHU devrait se doter dâun Ă©quipement de radiologie standard. Les laboratoires pourront fonctionner de façon optimale », a annoncĂ© le Pr Ngombet.
Au-delĂ des infrastructures, il souhaite accĂ©lĂ©rer les rĂ©formes organisationnelles, avec la relance de lâinternat et de lâassistanat hospitaliers, ainsi que la crĂ©ation de quatre grands pĂŽles hospitalo-universitaires (mĂ©decine, chirurgie, obstĂ©trique, pĂ©diatrie). « Ces chantiers renforceront la gouvernance et amĂ©lioreront la qualitĂ© des soins », a-t-il soulignĂ©.
Un dialogue ouvert et continu
La rencontre du 26 juin 2026 a aussi permis dâaborder les prĂ©occupations des chefs de service, dont certains ont regrettĂ© de ne pas ĂȘtre associĂ©s aux projets de rĂ©habilitation. « Nous prenons cela sur nous. Câest un manquement que nous allons corriger », a reconnu le directeur gĂ©nĂ©ral.
InterrogĂ© sur la fin des travaux de la tour chirurgicale, il sâest montrĂ© prudent mais optimiste : « Nous allons essayer de tout faire pour terminer avant la fin de lâannĂ©e. Cela peut se faire avant, mais câest difficile ».
Un appel Ă lâespoir et Ă la responsabilitĂ© collective
Ă lâissue de cette rencontre, le Pr Ngombet a rĂ©affirmĂ© sa volontĂ© de maintenir le dialogue avec lâensemble du personnel. Les responsables paramĂ©dicaux et administratifs seront reçus la semaine prochaine. « Le CHU traverse des moments difficiles, comme lâensemble des services sociaux du pays. Mais nous avons lâassurance du gouvernement que des efforts sont entrepris pour sortir de cette pĂ©riode », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Concernant les salaires, il a tentĂ© de rassurer : « Les informations que nous avons des pouvoirs publics indiquent que le salaire pourra ĂȘtre payĂ© dans les quarante-huit heures, et le reste suivra progressivement ».
Conclusion : Un défi collectif
Le message du Pr Alexis Raoul Thierry Ngombet est clair : le CHU-B ne pourra retrouver ses lettres de noblesse quâĂ travers la responsabilitĂ© collective, le dialogue, la discipline et la prĂ©servation des valeurs mĂ©dicales. « MalgrĂ© une conjoncture difficile, nous demandons Ă nos collaborateurs de ne pas perdre espoir, de garder la passion du mĂ©tier et de penser avant tout aux malades », a-t-il conclu. (DRTV)