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ACTUALITÉ Publié 25 Jul 2026 11 vues

Chaos à la Direction Générale de la Fonction Publique : Des centaines de Congolais en quête d’emploi face à l’incompréhension

Entre espoirs brisés, corruption et promesses gouvernementales, le recrutement dans la fonction publique vire au cauchemar

Chaos à la Direction Générale de la Fonction Publique : Des centaines de Congolais en quête d’emploi face à l’incompréhension
Depuis plusieurs jours, des centaines de Congolais se pressent chaque matin devant les locaux de la Direction Générale de la Fonction Publique pour déposer leurs dossiers de candidature. Mais le vendredi 24 juillet, la scène était celle d’un chaos organisé : portail cadenassé, portes closes et agents de l’ordre public repoussant les demandeurs d’emploi. Une situation qui soulève de nombreuses questions sur la transparence et l’équité du processus de recrutement en cours.

Des candidats dans l’expectative et l’incompréhension

Les témoignages recueillis sur place peignent un tableau désolant. Beaucoup de jeunes, comme ce candidat anonyme, expliquent avoir reçu des informations via les réseaux sociaux ou par bouche-à-oreille. « J’ai déposé mon dossier il y a plus d’une semaine, et on m’a demandé de revenir dans une semaine pour récupérer mon talent. Mais aujourd’hui, on nous repousse sans explication claire », déclare-t-il, visiblement frustré.

Un autre jeune homme, venu récupérer les dossiers de sa compagne et de ses frères et sœurs, raconte une histoire édifiante : « Hier, les bureaux étaient fermés. J’ai confié nos dossiers à un jeune, mais plus tard, une dame m’a appelé pour me dire que les dossiers avaient été jetés par terre à cause d’un désordre. J’ai dû les regrouper moi-même. » Une scène qui illustre l’amateurisme et le manque d’organisation qui semblent régner autour de ce recrutement.



Le centre anti-tuberculeux : un autre théâtre de désordre

La situation ne s’améliore pas au centre anti-tuberculeux, où les demandeurs d’emploi se bousculent pour obtenir les certificats médicaux obligatoires. Les journalistes tentant de couvrir ces scènes de corruption et de contamination se voient refuser l’accès. « On ne peut même plus faire notre travail », confie un reporter sous couvert d’anonymat.


Le gouvernement dénonce les pratiques illégales

Face à cette pagaille, le ministre d’État en charge du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social, Pierre Mabiala, a réagi jeudi 23 juillet. Dans une déclaration officielle, il a dénoncé les comportements mafieux de certains agents de la fonction publique, qui exigent des pots-de-vin pour traiter les dossiers. « Un arrêté précisera les modalités et critères de réception, de compilation et d’acheminement des dossiers, dans des conditions d’équité, de transparence et d’égalité des chances », a-t-il affirmé.

Le ministre a également confirmé qu’un recrutement était bel et bien prévu, mais que le processus serait décentralisé dans les autres départements du pays pour éviter les engorgements observés à Brazzaville.



Un recrutement sous haute tension

Alors que les jeunes Congolais aspirent à un emploi stable et à une intégration dans la fonction publique, la réalité sur le terrain est bien différente : files d’attente interminables, corruption, manque d’information et désorganisation. La question reste entière : l’État congolais parviendra-t-il à rétablir la confiance et à garantir un processus transparent ?

Pour l’heure, les candidats, eux, continuent de se battre, armés de patience et d’espoir, malgré les obstacles.

À suivre…(DRTV)
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