ACTUALITÉ
Publié
03 Aug 2026
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Brazzaville : La hausse des tarifs du transport en commun aux heures de pointe fait réagir
Entre abus et promesses de réforme, les usagers réclament le respect des tarifs officiels
À Brazzaville, les usagers du transport en commun sont de plus en plus confrontés à une réalité amère : des tarifs qui fluctuent, voire explosent, aux heures de pointe.
Alors que le tarif réglementaire pour un trajet en bus est officiellement fixé à 150 francs CFA, de nombreux passagers affirment débourser entre 200 et 250 francs CFA, voire plus, selon les trajets et les moments de la journée.
Des témoignages accablants
À l’arrêt Mazala, dans le 7ᵉ arrondissement, ou encore à celui du marché Total, dans le 1ᵉʳ arrondissement de Makélékélé, les usagers dénoncent une pratique devenue systématique.
« Chaque matin et chaque soir, c’est la même chose : on nous demande de payer plus, sous prétexte qu’il y a trop de monde ou que le trajet est long », explique un passager régulier.
Pour beaucoup, ces surcoûts pèsent lourd sur un budget déjà serré, dans un contexte économique difficile.
Les transporteurs justifient, la mairie reconnaît des abus
Face à ces critiques, l’intersyndicale des transporteurs en commun évoque plusieurs raisons pour expliquer ces variations : « Les contraintes d’exploitation, les charges que nous supportons, ainsi que les difficultés d’organisation dans les aires de stationnement », précise un responsable. Cependant, ces arguments ne convainquent pas les usagers, qui y voient avant tout une exploitation abusive.
De son côté, la Direction des transports urbains de la mairie de Brazzaville admet l’existence d’abus dans la fixation des tarifs. Elle rappelle fermement que le tarif officiel reste 150 francs CFA et souligne que les « crieurs » — ces intermédiaires qui appellent les passagers — ne sont pas reconnus par la municipalité.
Seules les aires de stationnement, gérées par des opérateurs privés sous contrat avec la mairie, sont encadrées.
Des solutions en vue ?
Pour tenter de rétablir l’ordre, la mairie annonce un plan de réorganisation progressive du réseau de transport urbain. Parmi les mesures prévues :
- La création de nouvelles lignes structurantes pour fluidifier le trafic ;
- Le renforcement des contrôles sur les tarifs appliqués ;
- Des campagnes de sensibilisation pour informer les usagers de leurs droits ;
- La mise en place d’un numéro vert pour signaler les abus.
En attendant, les passagers de Brazzaville continuent de subvenir à ces surcoûts, tout en espérant un retour rapide au respect des tarifs réglementaires.
« On comprend les difficultés, mais on ne peut pas payer plus que ce qui est prévu par la loi », résume un usager excédé.
Une situation qui rappelle l’urgence
d’une réforme en profondeur pour un transport public plus équitable.(DRTV / Eve Sondzo)
Alors que le tarif réglementaire pour un trajet en bus est officiellement fixé à 150 francs CFA, de nombreux passagers affirment débourser entre 200 et 250 francs CFA, voire plus, selon les trajets et les moments de la journée.
Des témoignages accablants
À l’arrêt Mazala, dans le 7ᵉ arrondissement, ou encore à celui du marché Total, dans le 1ᵉʳ arrondissement de Makélékélé, les usagers dénoncent une pratique devenue systématique.
« Chaque matin et chaque soir, c’est la même chose : on nous demande de payer plus, sous prétexte qu’il y a trop de monde ou que le trajet est long », explique un passager régulier.
Pour beaucoup, ces surcoûts pèsent lourd sur un budget déjà serré, dans un contexte économique difficile.
Les transporteurs justifient, la mairie reconnaît des abus
Face à ces critiques, l’intersyndicale des transporteurs en commun évoque plusieurs raisons pour expliquer ces variations : « Les contraintes d’exploitation, les charges que nous supportons, ainsi que les difficultés d’organisation dans les aires de stationnement », précise un responsable. Cependant, ces arguments ne convainquent pas les usagers, qui y voient avant tout une exploitation abusive.
De son côté, la Direction des transports urbains de la mairie de Brazzaville admet l’existence d’abus dans la fixation des tarifs. Elle rappelle fermement que le tarif officiel reste 150 francs CFA et souligne que les « crieurs » — ces intermédiaires qui appellent les passagers — ne sont pas reconnus par la municipalité.
Seules les aires de stationnement, gérées par des opérateurs privés sous contrat avec la mairie, sont encadrées.
Des solutions en vue ?
Pour tenter de rétablir l’ordre, la mairie annonce un plan de réorganisation progressive du réseau de transport urbain. Parmi les mesures prévues :
- La création de nouvelles lignes structurantes pour fluidifier le trafic ;
- Le renforcement des contrôles sur les tarifs appliqués ;
- Des campagnes de sensibilisation pour informer les usagers de leurs droits ;
- La mise en place d’un numéro vert pour signaler les abus.
En attendant, les passagers de Brazzaville continuent de subvenir à ces surcoûts, tout en espérant un retour rapide au respect des tarifs réglementaires.
« On comprend les difficultés, mais on ne peut pas payer plus que ce qui est prévu par la loi », résume un usager excédé.
Une situation qui rappelle l’urgence
d’une réforme en profondeur pour un transport public plus équitable.(DRTV / Eve Sondzo)