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Publié
09 Jun 2026
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Brazzaville accueille un atelier international sur le suivi des tourbières du bassin du Congo
FAO et ministère de l'Environnement réunissent des experts de plusieurs pays pour opérationnaliser les systèmes de surveillance de ces réservoirs de carbone tropical
La FAO et le ministère de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo ont ouvert, le 8 juin à Brazzaville, un atelier technique international consacré au suivi des tourbières, à l'intégration des données et aux applications climatiques. Les travaux se poursuivront jusqu'au 12 juin.
Placée sous l'égide de la Global Forest Observations Initiative, la rencontre réunit des experts de la République du Congo, de la République démocratique du Congo, du Gabon et des spécialistes internationaux. Elle marque le passage à la phase opérationnelle des systèmes de mesure sur le terrain, après les fondements théoriques posés en février 2025.
Un patrimoine naturel d'importance planétaire
Les tourbières du bassin du Congo sont reconnues comme l'un des plus importants réservoirs de carbone tropical au monde. La représentante de la FAO en République du Congo, Ricarda Mondry, a rappelé les enjeux stratégiques et les exigences de transparence qui y sont liés :
« Les tourbières du bassin du Congo constituent l'un des patrimoines naturels les plus importants de la planète. Alors que le pays travaille à l'amélioration de l'inventaire de gaz à effet de serre et au renforcement de leur système de mesure, de rapportage et de vérification, la disponibilité de données fiables est plus importante que jamais. »
L'objectif central de l'atelier est de sécuriser la biodiversité, les réserves en eau et les immenses stocks de carbone de ces zones humides. Le projet bénéficie du soutien financier du gouvernement fédéral allemand, via l'Initiative internationale pour le climat, et de l'accompagnement technique du PNUD.
De la télédétection aux marchés du carbone
Sur le plan méthodologique, les participants seront formés à la combinaison des données satellitaires et des mesures in situ, à travers des exercices pratiques sur les plateformes de télédétection Sepal et Google Earth Engine. Une visite de terrain est également prévue pour évaluer les avancées enregistrées depuis le lancement du projet en juin 2022.
Prenant la parole au nom de la ministre de l'Environnement, le directeur de l'Écologie et des Ressources naturelles, Narcisse Ofoulou, a précisé la portée stratégique de cette formation : « Cet atelier constitue une deuxième phase plus avancée et opérationnelle. Il vise à renforcer les capacités techniques et institutionnelles nationales pour opérationnaliser les systèmes de surveillance des tourbières à travers l'intégration des données du terrain, des outils de télédétection et des mécanismes de rapportage climatique. Il a l'ambition également de rapprocher les systèmes de suivi des opportunités de prise de décisions stratégiques et de financement climatique. »
Les compétences en cartographie acquises au cours de cette semaine sont appelées à produire des effets concrets et durables.
Elles alimenteront les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, consolideront les contributions déterminées au niveau national et optimiseront les mécanismes Redd+, ouvrant ainsi au Congo la voie vers les marchés volontaires du carbone et de nouvelles sources de financement climatique basées sur les résultats.(DRTV)
Placée sous l'égide de la Global Forest Observations Initiative, la rencontre réunit des experts de la République du Congo, de la République démocratique du Congo, du Gabon et des spécialistes internationaux. Elle marque le passage à la phase opérationnelle des systèmes de mesure sur le terrain, après les fondements théoriques posés en février 2025.
Un patrimoine naturel d'importance planétaire
Les tourbières du bassin du Congo sont reconnues comme l'un des plus importants réservoirs de carbone tropical au monde. La représentante de la FAO en République du Congo, Ricarda Mondry, a rappelé les enjeux stratégiques et les exigences de transparence qui y sont liés :
« Les tourbières du bassin du Congo constituent l'un des patrimoines naturels les plus importants de la planète. Alors que le pays travaille à l'amélioration de l'inventaire de gaz à effet de serre et au renforcement de leur système de mesure, de rapportage et de vérification, la disponibilité de données fiables est plus importante que jamais. »
L'objectif central de l'atelier est de sécuriser la biodiversité, les réserves en eau et les immenses stocks de carbone de ces zones humides. Le projet bénéficie du soutien financier du gouvernement fédéral allemand, via l'Initiative internationale pour le climat, et de l'accompagnement technique du PNUD.
De la télédétection aux marchés du carbone
Sur le plan méthodologique, les participants seront formés à la combinaison des données satellitaires et des mesures in situ, à travers des exercices pratiques sur les plateformes de télédétection Sepal et Google Earth Engine. Une visite de terrain est également prévue pour évaluer les avancées enregistrées depuis le lancement du projet en juin 2022.
Prenant la parole au nom de la ministre de l'Environnement, le directeur de l'Écologie et des Ressources naturelles, Narcisse Ofoulou, a précisé la portée stratégique de cette formation : « Cet atelier constitue une deuxième phase plus avancée et opérationnelle. Il vise à renforcer les capacités techniques et institutionnelles nationales pour opérationnaliser les systèmes de surveillance des tourbières à travers l'intégration des données du terrain, des outils de télédétection et des mécanismes de rapportage climatique. Il a l'ambition également de rapprocher les systèmes de suivi des opportunités de prise de décisions stratégiques et de financement climatique. »
Les compétences en cartographie acquises au cours de cette semaine sont appelées à produire des effets concrets et durables.
Elles alimenteront les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, consolideront les contributions déterminées au niveau national et optimiseront les mécanismes Redd+, ouvrant ainsi au Congo la voie vers les marchés volontaires du carbone et de nouvelles sources de financement climatique basées sur les résultats.(DRTV)