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Publié
02 Jun 2026
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Baccalauréat au Congo : la fin du laxisme ?
Des réformes pour restaurer la crédibilité d'un examen fragilisé par des années de dérives
Transhumance scolaire, double candidature, mercenariat aux examens… Ces pratiques avaient fini par s'imposer comme une norme lors des épreuves du baccalauréat en République du Congo. Longtemps tolérées, voire banalisées, elles ont profondément entamé la crédibilité du système éducatif national, installant une culture de la fraude presque assumée.
Face à cette situation jugée alarmante, l'ancien ministre de l'Enseignement, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, a choisi de hausser le ton. Il a dénoncé haut et fort une véritable gangrène qui rongeait l'école congolaise, allant jusqu'à citer des cas concrets : des candidats de séries commerciales retrouvés dans des établissements à vocation agricole, avec la complicité tacite de certains parents.
« Des mesures doivent être prises pour redorer l'image du système éducatif congolais », martelait-il lors de la quinzaine du gouvernement, en juin 2025.
Parmi les réformes engagées figure le rétablissement de l'évaluation simultanée des candidats des deux secteurs de l'enseignement — public et privé — au même moment et dans les mêmes conditions. Une mesure qui peut sembler nouvelle pour la génération actuelle, mais qui n'est en réalité qu'un retour aux pratiques en vigueur dans les années 1980.
Son rétablissement sonne aujourd'hui comme un aveu d'échec collectif : celui d'un système qui a laissé prospérer l'immoralité jusqu'à la normaliser.
Pour de nombreux observateurs, ces réformes arrivent tard, après des années de laxisme institutionnel. L'enjeu est pourtant de taille : redonner de la valeur au baccalauréat congolais, aujourd'hui fragilisé par des pratiques frauduleuses répétées et un manque criant de rigueur dans l'organisation des examens d'État.
Reste la question fondamentale : ces mesures seront-elles suffisantes pour inverser durablement la tendance ? Ou ne constituent-elles qu'un premier pas face à un mal profondément enraciné dans les mœurs du système éducatif Congolais ?
(DRTV/Charvine Mabiala)
Face à cette situation jugée alarmante, l'ancien ministre de l'Enseignement, Ghislain Thierry Maguessa Ebome, a choisi de hausser le ton. Il a dénoncé haut et fort une véritable gangrène qui rongeait l'école congolaise, allant jusqu'à citer des cas concrets : des candidats de séries commerciales retrouvés dans des établissements à vocation agricole, avec la complicité tacite de certains parents.
« Des mesures doivent être prises pour redorer l'image du système éducatif congolais », martelait-il lors de la quinzaine du gouvernement, en juin 2025.
Parmi les réformes engagées figure le rétablissement de l'évaluation simultanée des candidats des deux secteurs de l'enseignement — public et privé — au même moment et dans les mêmes conditions. Une mesure qui peut sembler nouvelle pour la génération actuelle, mais qui n'est en réalité qu'un retour aux pratiques en vigueur dans les années 1980.
Son rétablissement sonne aujourd'hui comme un aveu d'échec collectif : celui d'un système qui a laissé prospérer l'immoralité jusqu'à la normaliser.
Pour de nombreux observateurs, ces réformes arrivent tard, après des années de laxisme institutionnel. L'enjeu est pourtant de taille : redonner de la valeur au baccalauréat congolais, aujourd'hui fragilisé par des pratiques frauduleuses répétées et un manque criant de rigueur dans l'organisation des examens d'État.
Reste la question fondamentale : ces mesures seront-elles suffisantes pour inverser durablement la tendance ? Ou ne constituent-elles qu'un premier pas face à un mal profondément enraciné dans les mœurs du système éducatif Congolais ?
(DRTV/Charvine Mabiala)