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Publié
14 Oct 2026
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Après des années de crise, l'établissement public, doté de nouveaux équipements, entend reprendre sa place dans la production des actes souverains — au moment même où la concurrence du secteur privé s'intensifie
Après des années de crise, l'établissement public, doté de nouveaux équipements, entend reprendre sa place dans la production des actes souverains — au moment même où la concurrence du secteur privé s'intensifie
Le vent tourne à l'Imprimerie nationale du Congo (INC). En visite le 13 octobre 2026 dans cet établissement longtemps considéré comme moribond, le ministre de la communication et des médias, Thierry Lézin Moungalla, a annoncé la préparation d'un projet de décret destiné à orienter les administrations publiques vers cette structure pour l'impression de leurs documents officiels. Un texte qui devrait être présenté prochainement en Conseil des ministres.
« La qualité de service est là », a affirmé le ministre, qui voit dans les progrès constatés la justification de cette orientation politique. Les modalités précises de la mesure restent toutefois à définir par le décret annoncé.
Une modernisation visible
L'annonce s'appuie sur un renouvellement tangible du parc matériel. Le ministre a pu constater l'acquisition récente de plusieurs équipements : une machine offset GTO 52 capable d'imprimer plus de 5 000 exemplaires par heure, une insoleuse pour la préparation des plaques d'impression, une encolleuse pour la fabrication des dos carrés, ainsi qu'une rogneuse pour la finition des documents.
De quoi, selon la nouvelle direction, transformer durablement les capacités de production de l'établissement. « L'Imprimerie nationale était parfois considérée comme une "coquille vide", faute de matériel adapté à ses missions », a reconnu Paul Somba, directeur commercial et marketing de l'INC.
Thierry Lézin Moungalla a également salué l'implication retrouvée du personnel, en rappelant que lors de sa précédente visite, l'établissement traversait une période de crise marquée par le découragement des agents.
La sécurisation des documents, enjeu central
Au-delà des performances techniques, c'est la question de la souveraineté qui justifie la relance de l'INC. Actes de naissance, de mariage et de décès figurent parmi les productions destinées aux administrations publiques, en particulier au ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation.
La production nationale de ces documents sensibles répond à un double impératif : limiter les risques de falsification et de fraude documentaire, et garantir la maîtrise des données de l'État sur le territoire congolais. Paul Somba a évoqué un volume de 60 000 documents d'état civil déjà concernés par des besoins de production, sans préciser davantage leur nature.
Un défi concurrentiel à relever
Reste que cette ambition ne s'imposera pas d'elle-même. La relance intervient dans un secteur où plusieurs imprimeries privées se disputent les commandes publiques. Le ministre en est conscient : l'INC devra « défendre sa place par la qualité de ses prestations » et sa capacité à répondre aux exigences de ses clients.
Si le futur décret offre à l'établissement un socle régulier de commandes publiques, sa pérennité dépendra de sa capacité à concilier sa vocation de service public et les exigences d'un marché concurrentiel.(DRTV)
« La qualité de service est là », a affirmé le ministre, qui voit dans les progrès constatés la justification de cette orientation politique. Les modalités précises de la mesure restent toutefois à définir par le décret annoncé.
Une modernisation visible
L'annonce s'appuie sur un renouvellement tangible du parc matériel. Le ministre a pu constater l'acquisition récente de plusieurs équipements : une machine offset GTO 52 capable d'imprimer plus de 5 000 exemplaires par heure, une insoleuse pour la préparation des plaques d'impression, une encolleuse pour la fabrication des dos carrés, ainsi qu'une rogneuse pour la finition des documents.
De quoi, selon la nouvelle direction, transformer durablement les capacités de production de l'établissement. « L'Imprimerie nationale était parfois considérée comme une "coquille vide", faute de matériel adapté à ses missions », a reconnu Paul Somba, directeur commercial et marketing de l'INC.
Thierry Lézin Moungalla a également salué l'implication retrouvée du personnel, en rappelant que lors de sa précédente visite, l'établissement traversait une période de crise marquée par le découragement des agents.
La sécurisation des documents, enjeu central
Au-delà des performances techniques, c'est la question de la souveraineté qui justifie la relance de l'INC. Actes de naissance, de mariage et de décès figurent parmi les productions destinées aux administrations publiques, en particulier au ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation.
La production nationale de ces documents sensibles répond à un double impératif : limiter les risques de falsification et de fraude documentaire, et garantir la maîtrise des données de l'État sur le territoire congolais. Paul Somba a évoqué un volume de 60 000 documents d'état civil déjà concernés par des besoins de production, sans préciser davantage leur nature.
Un défi concurrentiel à relever
Reste que cette ambition ne s'imposera pas d'elle-même. La relance intervient dans un secteur où plusieurs imprimeries privées se disputent les commandes publiques. Le ministre en est conscient : l'INC devra « défendre sa place par la qualité de ses prestations » et sa capacité à répondre aux exigences de ses clients.
Si le futur décret offre à l'établissement un socle régulier de commandes publiques, sa pérennité dépendra de sa capacité à concilier sa vocation de service public et les exigences d'un marché concurrentiel.(DRTV)